PPDA a rendez-vous au tribunal

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PPDA a rendez-vous au tribunal
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Son ex-compagne l'a assigné pour contrefaçon et atteinte à l'intimité de la vie privée.

Patrick Poivre d'Arvor est attendu mercredi devant la 17e chambre civile du TGI de Paris. Le journaliste écrivain est assigné en justice par Agathe Borne, l’une de ses ex-compagnes, qui l’accuse d’atteinte à l'intimité de la vie privée et de contrefaçon. La jeune femme réclame 150.000 euros de dommages et intérêts, l'interdiction de la sortie en poche du livre de PPDA, "Fragments d'une femme perdue", ainsi que l'interdiction d'adaptation cinématographique du roman.

Leur idylle racontée au grand jour

Premier grief reproché à PPDA : une atteinte à la vie privée, selon Agathe Borne, avec qui il a eu une liaison pendant deux ans, de 2006 à 2008. La jeune femme reproche à l’ancien présentateur d'avoir fait sans son autorisation le récit au jour le jour de leur relation, dans son roman "Fragments d'une femme perdue", paru en 2009.

"Les lecteurs comprennent que Patrick Poivre d'Arvor est lui-même le héros de son roman", expliquait récemment à l'AFP l'avocate d'Agathe Borne, Me Nathalie Dubois. Pour elle, il semble tout aussi évident que "Violette", l'héroïne, n'est autre que sa cliente.

Des lettres d’amour retranscrites ?

Outre cette atteinte à l'intimité de sa vie privée, la plaignante dénonce des faits de contrefaçon. Plus précisément, Agathe Borne reproche à son ancien amant d'avoir publié mot pour mot onze lettres d'amour qu'elle lui avait adressées. Or, dans ce cas, le droit français stipule que si une lettre appartient bien à son destinataire, le choix de la publier relève de son auteur. Une autorisation signée est donc nécessaire.

PPDA rejette lui toutes ces accusations. "C'est un pur roman, et comme tous les romans qui peuvent raconter une histoire d'amour, c'est un patchwork de sa vie", défendait en début d'année son avocat, Me Teitgen. "Nous estimons ces critiques infondées, et notamment parce que, si vous ne connaissez pas Agathe Borne, il est impossible de la reconnaître", a encore plaidé l'avocat, ajoutant que ce dossier n'avait "strictement rien à voir avec l'affaire Hemingway". Patrick Poivre d’Arvor avait déjà été accusé de plagiat, le 4 janvier, pour sa biographie d'Hemingway.