Poursuivi pour vol, Philippe Lucas relaxé

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Poursuivi pour vol, Philippe Lucas relaxé
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JUSTICE - L'entraîneur emblématique de la natation française, ex-coach de Laure Manaudou, était poursuivi pour vol et recel d'abus de confiance.

INFO. Le tribunal de Melun, en Seine-et-Marne, a relaxé lundi l'entraîneur emblématique de natation française Philippe Lucas, poursuivi pour vol et recel d'abus de confiance au préjudice d'un club de natation local, a-t-on appris auprès de son avocat. Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis à son encontre lors d'une audience début mars.

Deux chèques pour 25.000 euros. Philippe Lucas, 51 ans, était accusé d'avoir encaissé de façon indue deux chèques d'une valeur totale de 25.000 euros, émis à son départ en août 2006 du Cercle des nageurs de Melun-Val de Seine (CNMVS), où la nageuse Laure Manaudou a signé ses premiers exploits sous son égide. La trésorière du club, âgée de 92 ans et poursuivie pour "abus de confiance", a été relaxée, entraînant "par ricochet" la relaxe de Philippe Lucas concernant ce chef d'accusation, a déclaré son avocat Frédéric Picard. "Tout ça pour ça, il y a quand même eu cinq ans de procédure!" a-t-il réagi.

Une plainte de la nouvelle direction. Le CNMVS avait déposé trois plaintes contre X en 2007, à la suite de la découverte par la nouvelle direction d'irrégularités présumées dans les comptes, de 2001 à 2006, période pendant laquelle Philippe Lucas était entraîneur et son père Jean président. Mis en examen en 2008, il avait nié les faits face aux enquêteurs et pendant son procès. Philippe Lucas, aujourd'hui entraîneur à Narbonne, dans l'Aude, avait affirmé aux juges que ces 25.000 euros étaient des "primes de résultats pour les Jeux olympiques de 2004" à Athènes, "validées par le bureau du club".

Il a également été relaxé des faits de vol dont il était accusé, après avoir emporté lors de son départ des équipements de musculation, qu'il a assuré avoir rendu depuis. "La cour a retenu qu'il n'y avait pas d'éléments intentionnels et le matériel dont la direction alléguait le vol ne figurait nulle part dans les livres" de comptabilité, a indiqué Me Picard. L'audience, plusieurs fois renvoyée, s'était déroulée sans partie civile.