Pourquoi les agendas de Sarkozy intéressent les juges

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Pourquoi les agendas de Sarkozy intéressent les juges
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JUSTICE - La Cour de cassation doit décider mardi de l’annulation ou non de ces précieux documents, qui concernent les affaires Tapie et Bettencourt.

Les magistrats des affaires Bettencourt et Tapie pourront-ils exploiter les agendas de Nicolas Sarkozy ? C’est à cette question que la Cour de cassation doit répondre mardi. Et c’est peu de dire que la décision de la plus haute instance judiciaire est attendue, notamment dans le camp de l’ancien président de la République. Car si Nicolas Sarkozy a bien récupéré ses agendas, cela ne lui suffit pas.

Des copies des agendas aux mains des juges d’instruction. Selon Me Thierry Herzog, c’est pour une question de principe que l’ancien président veut faire annuler la saisie de ses agendas. Mais l’objectif est aussi, et surtout, d’empêcher la justice de les utiliser, dans quelque procédure que ce soit. Car le souci, pour lui, c'est que les juges bordelais en charge du dossier Bettencourt ont fait des copies des agendas. Et ces copies, ils les ont envoyées à leurs collègues parisiens, notamment ceux chargés du dossier Tapie-Crédit Lyonnais. Dans cette affaire, l’homme d’affaires à récupéré 403 millions d’euros, au détriment de l’Etat.

Les rendez-vous Tapie-Sarkozy. Les juges sont convaincus qu’il s’agit là dune "escroquerie en bande organisée", destinée à renflouer Bernard Tapie, et dans laquelle l'Elysée a joué un rôle décisif. Dans leur dossier, à ce stade de l’enquête, les agendas de Nicolas Sarkozy constituent, semble-t-il, le principal élément à charge contre l'ancien chef de l'Etat. En tout cas, ses multiples rendez-vous avec Bernard Tapie alimentent les soupçons. Et ce, même si l’homme d’affaires assume ces rencontres et assure qu’ils ne concernaient en rien son affaire.

Si en début d’après midi, mardi, les dix magistrats de la Cour de Cassation décident d'annuler la saisie des agendas, cela va forcément compliquer la tâche des juges d’instruction, qu’ils soient en charge de l’affaire Tapie ou du dossier Bettencourt. Mais cela va surtout soulager - un peu - Nicolas Sarkozy.

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