Pour Onfray, Valls "instrumentalise les départementales"

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Pour Onfray, Valls "instrumentalise les départementales"
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DEUXIÈME ROUND - Invité d'Europe1 Dimanche soir, le philosophe Michel Onfray a, de nouveau, tiré à boulets rouges sur le Premier ministre.

Michel Onfray ne décolère pas contre Manuel Valls. Une semaine après avoir traité le Premier ministre de "crétin" sur notre antenne (parce que Manuel Valls reprochait à l’intellectuel de "perdre les repères"), le philosophe en a remis une couche dans l'émission Europe1 Dimanche soir en fustigeant le "mépris" de ce dernier envers les ruraux, son "instrumentalisation  des départementales" et son "libéralisme". Morceaux choisis. 

Valls "complètement déconnecté". A la question "Manuel Valls est-il déconnecté ?", Michel Onfray répondu par l'affirmative : "il l’est  complètement quand il s’en va courir après les ruraux avec ce mépris du Parisien qui vient avec ses bottes pour voir les ploucs", a t-il fustigé. "On a touché le derrière des vaches au salon de agriculture, on va toucher le derrière des électeurs dans l’Aisne", a-t-il ironisé en s'exclamant : "et il vient parler du sentiment d’abandon, c’est extraordinaire!". "Parler de 'sentiment d'abandon', cela veut dire que cet abandon n’est pas un fait mais l'abandon des ruraux, c'est une réalité!", a t-il pointé. "Et comme par hasard, il fait cela 8 jours avant les élections", a-t-il ajouté.



"L'instrumentalisation" du Premier ministre. "Manuel Valls instrumentalise les départementales parce qu’il prépare le second tour de la présidentielle", a encore accusé Michel Onfray. C'est à dire ? "Il ne faut pas être dupe ce qui intéresse Manuel Valls, c’est de rouler pour François Hollande. Il faudrait aujourd’hui évincer l’UMP pour faire de telle sorte que le deuxième tour, ce soit PS contre FN... c’est-à-dire les fascistes - Hitler, Mussolini, tout ce monde -  et de l'autre côté la République et la démocratie avec François Hollande. Et évidemment il faudra choisir François Hollande", a-t-il avancé. "Il prend les Français pour des imbéciles", a t-il résumé avant de fustiger le libéralisme du Premier ministre.

"Que Valls reconnaisse qu'il s'est "trompé"". Bref, on l'aura compris, une semaine après avoir qualifié Manuel Valls d'"imbécile", Michel Onfray ne regrette "pas du tout" ses propos. Toutefois, le philosophe a fini par dire qu'"on" lui avait fait savoir que le Premier ministre "regrettait" sa sortie sur Michel Onfray "préparée par des conseillers en communication". Le philosophe a estimé "honorable" de sa part de l'avoir fait savoir, même si ce n'était pas "publiquement". "Mais il ne sait pas que je le sais", a précisé Michel Onfray. L'heure est-elle à la réconciliation ? "A la vérité", a préféré répondre le philosophe qui estime qu'il serait "très bien" que Manuel Valls reconnaisse qu'il s'est "trompé" et qu'il est allé "trop loin".

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