Portable volé, portable bloqué
téléphones portables volés © MaxPPP

Le blocage automatique des téléphones mobiles volés doit enrayer la hausse des vols

Mettre un terme à l’explosion des vols de portables. Tel est l’objectif d’une disposition contenue dans la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Loppsi 2, entrée en vigueur lundi 14 mars dernier. Cette mesure prévoit la possibilité de désactiver systématiquement les portables volés.

Comment ça fonctionne ? Grâce au code IMEI du téléphone, un numéro de série propre à chaque appareil et composé de 15 à 17 chiffres, l’opérateur peut bloquer son utilisation à distance. Ce code IMEI est généralement indiqué sur la batterie ou sur l’étiquette du coffret d’emballage mais il peut également être récupéré en composant directement sur le téléphone en tapant le *#06#.

La police transmet le code IMEI à l’opérateur

Le code IMEI, nécessaire pour effectuer la déclaration de vol, est transmis par la police à l'opérateur qui a alors l'obligation de bloquer le téléphone. Ainsi, au blocage de la carte SIM s’ajoute désormais celui du boîtier lui-même, empêchant tout usage de l’appareil.

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, s'est félicité jeudi de ces nouvelles dispositions, lors d’un déplacement à Juvisy-sur-Orge, dans Essonne. Il espère pouvoir grâce à elles contrer le "fléau" du vol des téléphones portables.

Aucun intérêt à subtiliser les téléphones

En 2010, il y a eu "160.000 vols de téléphones portables commis avec deux caractéristiques, souvent dans les transports ou aux abords des gares, (dont) un bon nombre avec violences", a rappelé jeudi le ministre. Avec la mesure mise en place, la valeur marchande des téléphones et smartphones "sera ainsi réduite à rien et il n'y aura plus d'intérêt pour les voleurs à les subtiliser", a estimé Claude Guéant.