Plenel : une "opération d’intimidation"

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Plenel : une "opération d’intimidation"
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EXCLU - La Suisse blanchirait Jérôme Cahuzac, mais le patron de Mediapart maintient sa position.

Mediapart insiste. Edwy Plenel persiste et signe dans l'affaire Cahuzac. "Mediapart maintient toutes ses informations en bloc et en détails", a affirmé sur lundi matin Europe 1 le fondateur du site d'information en ligne, au lendemain d'un article du JDD rapportant que les autorités fiscales suisses ont exclu que Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, ait eu, un compte bancaire à l'UBS à son nom ou à celui d'une société.

"Pression sur l’enquête". "C'est une opération de communication et d'intimidation", a déploré Edwy Plenel. "C'est une atteinte à la séparation des pouvoirs, à l'indépendance de la justice", a-t-il ajouté. Pour Edwy Plenel, "ce rapport purement administratif, commandé par les ministres concernés par nos révélations, est une façon de faire pression sur cette enquête".

"Mediapart maintient ses accusations en bloc et en détails":

"Pas digne d’une démocratie". "L'administration fiscale enquête sur la non-sincérité des déclarations de revenus de monsieur Cahuzac, et, en même temps, on demande à cette administration fiscale de blanchir son ministre", a insisté le fondateur de Mediapart. "Tout cela n'est pas digne d'une démocratie adulte. Nous le disions sous Sarkozy, nous le documentons de la même manière sous François Hollande".

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Pas de plainte de Cahuzac. "Depuis le début, Monsieur Cahuzac a dit qu’il allait nous poursuivre. Deux mois après nos révélations, nous n’avons toujours pas eu notifications de ces poursuites en diffamation. Nous savons très bien, et ils le savent très bien, que nous gagnerons ce procès en diffamation", a assuré Edwy Plenel lundi matin.

Deux mois d’enquête. Mediapart avait publié depuis le 4 décembre plusieurs informations mettant en cause Jérôme Cahuzac, l'accusant notamment d'avoir détenu un compte bancaire secret en Suisse, ce que l'intéressé a nié. L'affaire fait l'objet d'une enquête préliminaire et a donné lieu à l'échange de documents entre autorités françaises et helvétiques.