Pilule de 3e génération : la grande oubliée

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Pilule de 3e génération : la grande oubliée
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Le ministre de la santé Xavier Bertrand s'est prononcé mardi pour le remboursement de ce contraceptif.

Elles représentent 50 % en volume des contraceptifs utilisés. Pourtant, les pilules dites de 3e génération échappent pour la plupart au régime de remboursement de la sécurité sociale.

Invité d'Europe 1 mardi matin, le ministre de la Santé Xavier Bertrand s'est dit favorable au remboursement de ces contraceptifs. "Je le dis aux laboratoires, inscrivez ces pilules au remboursement, ce qui fera diminuer le prix et elles seront remboursées par la Sécurité sociale", a annoncé Xavier Bertrand.

Inégalité devant la contraception

En abordant cette " question de santé publique", le ministre de la Santé est revenu sur son caractère inégalitaire. "Ou alors je changerai les règles du jeu, de façon à ce qu'il n'y ait pas la moitié des femmes qui aujourd'hui paient elles-mêmes leur mode de contraception et d'autres qui pourraient avoir recours à cette pilule de troisième génération, qui ne le font pas pour des raisons financières", a-t-il poursuivi.

Sur le marché pharmaceutique, il existe 23 variantes de ces pilules faiblement dosées qui amenuisent certains effets secondaires. Officiellement, seule la "Desobel Gé 20" du laboratoire Effik est remboursée à 65 % par l'assurance maladie depuis janvier 2010.

Cette question sensible transparaît alors que le nombre d'IVG progresse chez les femmes de moins de 25 ans. Quelque 13.500 filles mineures ont eu recours à l’IVG en 2009.Ce lundi, des gynécologues réunis à Paris à l'occasion d'un forum sur l'IVG s'étaient prononcés pour un effort de sensibilisation auprès des jeunes filles de moins de 18 ans.