Pierre Pasqua défend son père

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Pierre Pasqua défend son père
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"Je suis le trait avec lequel on veut l'abattre", a t-il lancé lors de son audition devant la CJR.

Même allure compacte que son père, le cou dans les épaules, Pierre-Philippe Pasqua rentre dans la salle d’audience sans un regard pour son père, Charles Pasqua. "Je suis le trait avec lequel on veut l'abattre depuis des années", lance t-il, se déclarant meurtri de voir son père jugé par la Cour de justice de la République.

Pierre Pasqua combattif

D’entrée, Pierre-Philippe Pasqua choisit la carter de l’affrontement. "J’ai toujours eu des activités différentes de celles de mon père". "J'ai été condamné mais je suis innocent de ce dont on m'a accusé. Je ne suis responsable de rien et Charles Pasqua l'est encore moins", a-t-il lancé à la cour avec véhémence. Le fils de l'ancien ministre de l'Intérieur d'Edouard Balladur était convoqué devant la Cour par l'accusation qui le considère comme témoin à charge pour son père.

Pierre-Philippe Pasqua a été définitivement condamné par la Cour de cassation dans les dossiers GEC-Alsthom et Sofremi deux des trois affaires pour lesquelles son père est jugé depuis une semaine. Dans ces deux dossiers, les juges ont estimé qu'il avait empoché de l'argent issu de pot-de-vin ou commissions indues versées en ayant connaissance de leur origine délictueuse.

Intimidation

Par ailleurs, le ministère public a annoncé qu'il avait demandé le lancement d'une enquête après les déclarations d'un témoin affirmant avoir été victime d'une intimidation à l'issue de sa déposition lundi soir. Annabelle Claudet, ancienne secrétaire employée par une société de l'homme d'affaires Pierre Falcone, affirme avoir été interpellée par un homme à la sortie du palais de Justice de Paris, au sujet du témoignage qu'elle venait de livrer. "Vous êtes fière de ce que vous avez fait?", lui aurait lancé cette personne.

Annabelle Claudet venait de répéter à la barre qu'elle avait vu Charles Pasqua rencontrer Pierre Falcone dans les bureaux de ce dernier. Des propos qu'elle avait déjà tenus lors de l'instruction.