Picasso : on reparle des Le Guennec

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Picasso : on reparle des Le Guennec
Les Le Guennec, propriétaires plus ou moins légitimes de 271 oeuvres de Picasso, pourraient aussi hériter de plusieurs oeuvres du maître.@ MAXPPP
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Le couple qui détient 271 toiles du maître doit aussi hériter d’autres œuvres de l’artiste.

Après les 271 toiles de Pablo Picasso qu’ils stockaient dans leur garage, Pierre et Danièle Le Guennec sont virtuellement propriétaires d’autres œuvres du maître. Le couple de retraités est en effet l’un des six héritiers de Jacqueline Bresnu, décédée en 2009, ex-femme de chambre du peintre et veuve de Maurice Bresnu, mort en 1991 et ancien chauffeur de l’artiste, qui lui avait donné de nombreuses pièces.

A la mort de Maurice Bresnu, c'est donc son épouse, Jacqueline Bresnu, qui a hérité de cette collection. Après son décès en 2009, les oeuvres, datant de 1967 à 1973, devaient être dispersées lors d'enchères à l'Hôtel Drouot, mais la vente, prévue jeudi, a été reportée à la demande d'un de ses héritiers, qui souhaite d’abord clarifier la situation.

"On n’a rien demandé"

Loin du tumulte parisien, les Le Guennec jurent ne pas être à l’origine de ce nouveau rebondissement. Ils assurent vouloir simplement faire valoir leur droit, en tant que parents, même éloignés, de la veuve de Maurice Bresnu, dit "Nounours". Le couple Bresnu n’ayant pas eu d’enfants, Jacqueline a couché sur son testament les noms de membres de sa famille. "C’est une cousine du côté de mon mari", assure Danièle Le Guennec à Europe 1. "Nous sommes six héritiers, il n’y a pas que nous."

Les retraités, accusés de vol par les héritiers de Pablo Picasso, souhaitent maintenant qu’on les oublie un peu. "Je voudrais qu’on arrête. Ce n’est pas parce qu’il y a une deuxième affaire qu’il faut tout nous mettre sur le dos. Cet héritage, c’est comme ça… On n’a rien demandé. Les gens croiront ce qu’ils veulent. Nous, on peut se regarder tous les matins dans le miroir. Nous n’avons rien à nous reprocher. Rien, rien", assène encore Danièle Le Guennec.