Permis de conduire : une grève illimitée

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Permis de conduire : une grève illimitée
Les inspecteurs du permis de conduire sont en grève illimitée lundi matin à l’appel du principal syndicat de la profession, SNICA-FO.@ MAXPPP
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Le principal syndicat des inspecteurs du permis est à l’origine de ce mouvement lancé lundi.

Ils réclament une revalorisation de leur salaire et de leur évolution de carrière. Les inspecteurs du permis de conduire se sont donc mis en grève lundi matin à l’appel du principal syndicat de la profession, SNICA-FO. "Le mouvement sera relativement suivi", a assuré, Christian Grolier, le secrétaire général du SNICA-FO, qui représente 70% des inspecteurs syndiqués. Depuis 2007, ces 1.500 fonctionnaires attendent de voir leur salaire augmenter après une promesse du gouvernement.

"C'est un mouvement national, à durée illimitée"

Concrètement, les inspecteurs sont appelés à ne plus faire passer aucun examen du permis de conduire dès lundi matin. Les candidats au permis devront donc s’armer de patience. Jusqu'à nouvel ordre, les examens sont suspendus.

La principale revendication de ce mouvement est une revalorisation de la carrière des inspecteurs du permis de conduite et de leur corps d'encadrement, les délégués du permis de conduite. 

Autre revendication, la compensation financière des nombreuses heures de travail supplémentaires. En effet, les inspecteurs du permis de conduire estiment que depuis  2008, ils ont fait des efforts pour s’adapter aux réformes du permis. "On nous a demandé de changer notre méthode d'évaluation, de changer la grille d'évaluation, avec un objectif qui est tout sauf ‘sécurité routière’, puisqu'il faut dogmatiquement atteindre 66% de réussite au permis de conduite du 1er coup, quel que soit le niveau de l'usager", confie Christian Grolier du syndicat SNICA-FO.

Les ministères restent sourds aux revendications

Dépendant à la fois du ministère de l’Écologie et des Transports et du ministère de l’Intérieur, les inspecteurs du permis de conduire se disent « baladés » par leur ministère de tutelle. Et c’est une des raisons pour lesquels ils sont en grève. Une réunion est prévue vendredi matin entre le syndicat et le délégué interministériel à la sécurité routière, le préfet Jean-Luc Nevache. Malheureusement, estime Christian Grolier, "une administration qui vous reçoit le vendredi à 10 heures pour lever un mouvement social prévu le lundi matin, c'est râpé d'avance".