Passer son permis lundi, c'est compliqué

  • A
  • A
Passer son permis lundi, c'est compliqué
Les centres d'examen pour passer le code de la route vont être bloqués lundi, en raison d'une grève illimitée des inspecteurs. De nombreux examens devraient être reportés.@ MAXPPP
Partagez sur :

Les inspecteurs du permis de conduire ont entamé une grève. Ils réclament des hausses de salaires.

Passer son code de la route et son permis de conduire cette semaine risque d'être impossible. Les inspecteurs ont démarré lundi une grève illimitée. Ils ont prévu de bloquer les centres d'examens, de ne pas faire passer le permis et de réaliser des actions symboliques. La raison ? Ils réclament une amélioration de leurs salaires.

Déjà lundi matin un premier centre d'examen a été bloqué, obligeant les candidats et les auto-écoles à rebrousser chemin. Il s'agit de celui de Rosny-sous-Bois, en Seine-saint-Denis.

"Un moyen de pression"

Le blocage des centres d'examen devrait pénaliser entre 1.000 et 2.000 candidats par jour de grève. Un réel problème étant donné les délais d'attente pour les prétendants au permis de conduire.

Les inspecteurs du permis de conduire en sont bien conscients. Christian Grolier, le secrétaire général du syndicat majoritaire Snica-FO, explique que c'est "un moyen de pression" pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Il a toutefois évoqué une possibilité de réaliser des "examens supplémentaires" pour compenser ceux qui seront reportés en raison de la grève.

"Aucune avancée" depuis octobre

Ce mouvement fait suite à celui qui avait été lancé en octobre dernier. Les inspecteurs du permis de conduire avaient déjà fait grève pendant une semaine pour obtenir une hausse de leur rémunération, ce qui avait provoqué le report de plusieurs milliers d'examens. Mais depuis, il n'y a eu "aucune avancée", a assuré Christian Grolier.

"On a encore relancé samedi le secrétaire général du ministère de l'Ecologie mais on n'a eu aucun retour, le gouvernement préfère aller au conflit", a affirmé le secrétaire général du syndicat majoritaire Snica-FO. Ils souhaitent une augmentation de 40 à 50 euros par mois pour tous, quel que soit l'échelon, et une revalorisation de 90 euros par mois en fin de carrière. Le gouvernement propose une augmentation de 15 euros mensuels en moyenne, et de 4,50 euros par mois pour l'échelon le plus bas.