"Pas un repenti, un survivant"

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"Pas un repenti, un survivant"
@ FLORENT MASSOT
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<CUSTOM NAME="HIGHLIGHT">DOCUMENT E1</CUSTOM> - Osito, un ancien gros narcotrafiquant, raconte ses années noires.

"Quand on est dans la spirale, on ne pense pas au consommateur". Osito, ancien narcotrafiquant, l’un des plus gros d’Europe, s’est livré sans faux semblants, vendredi matin au micro de Guillaume Cahour sur Europe 1. Pendant des années, celui qui est surnommé "l’ourson" en espagnol, a participé à des "go-fast" entre la France et l’Espagne. Sa mission : remonter de la drogue pour la revendre en France. Peu importait les conséquences, lui n’avait jamais de contact avec les consommateurs.

"Quand on est dans ce milieu, on tue"

Mais après "être tombé" en 2003 et avoir purgé une peine de prison, Osito a décidé d’arrêter, de se ranger. L’homme tente aujourd’hui d’avoir une vie "normale". Mais il n’oublie pas son passé et le raconte dans un livre, De l’Europe à l’Amérique du sud, confession d’un narcotrafiquant. Osito y dresse le portrait à double tranchant de la vie de trafiquant. Le luxe, l’argent, la débauche, mais aussi la mort, la violence et la souffrance. Et notamment la mort.

"Quand il pleut, on se mouille", explique Osito. En d’autres termes, "quand on est dans ce milieu, on tue". Et parmi ceux qui y ont laissé leur peau, figure celui qui était surnommé "l’Arménien". "Il a fait des bêtises, il fallait le punir", confie Osito. Le narcotrafiquant l’a donc éliminé. "Je ne peux pas dire que je regrette. C’était lui ou c’était nous".

"Ce livre je l’ai fait pour évacuer un certains nombre d’images que j’avais dans ma tête. Des images de cadavres, de découpage… ", confie-t-il :