Pas de 200e vol pour Ariane 5

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Pas de 200e vol pour Ariane 5
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VIDEO - La fusée devait effectuer mardi soir le 200e vol de son histoire. Retour sur trente ans d’aventure spatiale.

Le lancement d'Ariane 5-ES, qui devait avoir lieu mardi soir, a été reporté en raison d'un problème technique. Ce devait être la 200e mission de la fusée.

A son bord se trouvait l'ATV Johannes Kepler, le deuxième cargo automatique européen. Huit jours plus tard, cet immense vaisseau devait rejoindre la Station spatiale internationale, située à environ 360 km d'altitude. Objectif : livrer aux six occupants de l'ISS de l’air, des vivres, des pièces de rechange, du carburant et du matériel scientifique.

Ce cap des 200 vols est donc une étape symbolique plus de trente ans après le premier vol d’Ariane 1, le 24 décembre 1979, après plusieurs tentatives avortées :

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Pour la première fois en 1988, la fusée met sur orbite le premier satellite français de télédiffusion, qui permet d’émettre des images à la télé en direct. Le 28 octobre, l’événement est suivi depuis une salle des Champs-Elysées par Jack Lang, à l’époque ministre de la Culture, et d’autres membres du gouvernement.

Le reportage du JT d’Antenne 2 retrace cette soirée exceptionnelle :

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Mais l’histoire d’Ariane est aussi ponctuée de plusieurs échecs. En 1996, Ariane 5 explose en vol, environ quarante secondes après son lancement, depuis Kourou, en Guyane.

Stupeur et déception, après des années de travail, au centre spatial guyanais. Reportage dans le JT de France 3 :

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Depuis, et notamment avec le succès de son premier vaisseau cargo automatique, l'ATV Jules Verne, l'Europe a déjà démontré en 2008 sa maîtrise de cette nouvelle technique spatiale.

Le décollage du vaisseau Jules Verne en direct :

L'ATV 2 Johannes Kepler doit aussi s'arrimer automatiquement à l'ISS le 23 février. Il restera amarré à l'ISS jusqu'en juin prochain, offrant davantage d'espace à ses occupants.

Mais pour pouvoir ramener à Terre du matériel d'expériences scientifiques réalisées en orbite, l'Europe réfléchit à un autre moyen de transport spatial. En déplacement mardi à Kourou, la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a jugé cette évolution "tout à fait envisageable" dans le cadre de "l'aventure mondiale d'exploration spatiale habitée".