Outre-mer : Hollande "veut faire plus"

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Outre-mer : Hollande "veut faire plus"
Sur France O, François Hollande a défendu son action et a tenté de convaincre de son engagement envers l'Outre-mer.@ Capture d'écran Elysée.fr
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Dans une interview à France Ô, le chef de l’État a tenté de convaincre les ultramarins.

L'INFO. "L'Outre-mer c'est la République et la République doit également être l'Outre-mer", a rappelé François Hollande, jeudi dans une interview à la chaîne France O. "Je tiens à présenter tous mes vœux aux ultramarins et à les assurer de ma confiance en eux", a tenu à préciser le chef de l'Etat. Chômage, pouvoir d'achat, niches fiscales, sécurité etc. Le président de la République a défendu son action et a tenté de convaincre de son engagement. Europe1.fr vous résume ce qu'il faut retenir de l'interview.

• Sur le cyclone Dumile. "La République réparera autant qu'il sera possible les dégâts" du cyclone qui s'est abattu sur les alentours de La Réunion, s'est engagé le chef de l’État.  

• Chômage. "Nous devons faire plus pour l'Outre-mer", a concédé le  chef de l'Etat. François Hollande promet ainsi que les DOM TOM bénéficieront d'une large part des emplois d'avenir, des contrats de génération ou autres emplois aidés. Et "je dois faire en sorte que l'emploi crée Outre-mer soit réservé aux populations locales, en priorité", s'est-il engagé.

• Pouvoir d'achat. François Hollande a reconnu "l'injustice" au sujet de la différence de prix entre l'Hexagone et l'Outre-mer, où ils sont parfois de 40% plus élevés.  "Nous avons mis en place divers instruments, sur les tarifs bancaires, sur les prix de la téléphonie etc. Nous veillerons personnellement à ce qu'ils soient appliqués. Beaucoup de textes sont adoptés sans être appliqués au sujet de l'Outre-mer. Ce ne sera plus le cas", a promis le chef de l’État.

François Hollande faisait référence au projet de loi sur la "régulation économique" dans les DOM TOM, visant à "améliorer le fonctionnement de la concurrence outre-mer afin de lutter contre la vie chère". Il prévoit notamment d'égaliser les tarifs bancaires et téléphoniques entre l'Hexagone et la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte.

Le chef de l'Etat s'est également engagé à faire en sorte qu'il "y ait plus de transparence dans les prix des billets d'avion" et à instaurer "autant de concurrence que nécessaire" entre les compagnies, afin de faire baisser les prix.

• Niches fiscales. "Dans le contexte économique actuel, on en avait besoin en 2013 pour ne pas décourager l'investissement ", a argumenté François Hollande, pour justifier le maintien de niches fiscales en Outre-mer. Le gouvernement actuel voulait même, en 2013, relever le plafond de déductions d'impôt dont pouvait bénéficier un contribuable investissant en Outre-mer de 18.000 à 48.000 euros. Mais cette mesure à été retoquée par le Conseil constitutionnel, au titre "de l'égalité devant les charges publiques". Le "manque à gagner" en investissement sera investi par l’État en "actions de subventions directes", notamment dans le logement social, promet en contrepartie François Hollande.

• Sur l'Europe. "C'est peu connu des ultramarins, mais je me bats pour qu'on maintienne les crédits européens à l'Outre-mer", a tenu à préciser François Hollande. "J'ai réussi à les élargir à Mayotte", s'est-il félicité.  Il militera également pour que "la banane et la canne locales soient toujours subventionnées" car elles "font parties de l'Histoire".

• Insécurité. Le président de la République a reconnu qu'elle était "beaucoup plus élevée en Outre-mer qu'ailleurs". Il a rappelé que quatre Zones de sécurité prioritaire (ZSP) avaient été créées et qu'il fera "en sorte qu'il y en ait davantage".

• Son prochain déplacement? "Je vais aller en Guyane, car elle a un potentiel économique considérable mais connait aussi beaucoup de difficultés", a indiqué François Hollande sans donner de date. "Il faut bien commencer par un département", a-t-il ajouté.