Obésité : gare à l'effet yo-yo

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Obésité : gare à l'effet yo-yo
@ MAX PPP
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Un rapport de la Haute autorité de santé souligne l'inefficacité des régimes amaigrissants.

Sale temps pour Dukan et ses confrères. Un rapport de la Haute autorité de santé publié jeudi souligne l'effet néfaste des régimes dans la lutte contre l'obésité.

L'effet yo-yo induit par les régimes amaigrissants se révèle néfaste pour la santé et ne résout en rien le surpoids qui touche un adulte sur deux et un enfant sur cinq, et encore moins l'obésité qui concerne en France 15% des adultes et 3,5% des enfants.

Inefficacité des médicaments

La Haute autorité de santé déconseille également toute prise de médicaments amaigrissants, comme Alli (orlistat), en vente libre en pharmacie jugé inefficace."Nous ne recommandons aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament", dit cet organisme, en rappelant qu'"il n'y a pas de solution miracle".

"L'obésité est un fléau à l'origine de 40 fois plus de morts subites, de 6 fois plus de maladies cardio-vasculaires et de dix fois plus de diabète", par rapport à une personne de poids normal, souligne le Dr Cédric Grouchka de la Haute autorité de santé. L'organisme propose donc une série de fiches pratiques pour mieux prendre en charge et dépister l'embonpoint.

Changer ses habitudes de vie

Plutôt que d'opter pour des régimes amaigrissants, la Haute autorité de santé propose de changer durablement les habitudes des personnes en surpoids. Cela passe notamment par une alimentation variée et une pratique régulière d'activités physiques, comme la marche. La Haute autorité de santé précise que, pour les adultes en surpoids, il ne s'agit pas de maigrir, mais avant tout le stabiliser son poids.

Le travail de perte de poids doit s'opérer avec l'aide d'un médecin généraliste qui réalise un suivi régulier sur au moins deux ans, en évitant tout discours culpabilisant ou stigmatisant. Chez les enfants, si l'excès de poids est installé à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé (entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté), note la Haute autorité de santé qui recommande de réagir à temps. Par exemple en réalisant une mesure régulière de la taille et du poids de l'enfant, et ce, dès les premiers mois de la vie.