Nucléaire : les autorités ripostent

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Nucléaire : les autorités ripostent
Un militant de Greenpeace a survolé mercredi la centrale de Bugey, dans l'Ain.@ I-TÉLÉ
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EDF et le gouvernement se sont voulus rassurants après les intrusions dans des centrales.

Les autorités étaient unanimes mercredi après les intrusions de militants dans des centrales nucléaires : la sécurité n'a jamais été menacée, ont affirmé en cœur le gouvernement et EDF. Le ministère de l'Industrie assure ainsi que "les plans de sécurité ont été efficaces" et que, "les intrus [ont] été immédiatement arrêtés, sans avoir pu mettre un seul instant les installations en danger".

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, fait de son côté valoir le fait que le parapente à moteur du militant de Greenpeace qui a survolé le site de Bugey, dans l'Ain, "a été détecté très rapidement puis suivi lors de son survol de la centrale".

"Excellente réactivité des services"

"Avant même qu'il ne survole la centrale, nous avions connaissance du fait qu'il s'agissait d'un militant écologiste menant une action médiatique", insiste le porte-parole de Beauvau. Greenpeace a précisé avoir alerté elle-même les autorités dès la pénétration de la zone aérienne interdite, afin que le militant ne soit pas malmené.

Pour les autorités, la réaction face aux militants a même valeur d'exemple. "L'événement de ce matin démontre très clairement que notre dispositif est efficace", se félicite ainsi le directeur de la centrale, Alain Litaubon, notant que "l'interpellation a eu lieu en huit minutes".

Même son de cloche du côté du sous-préfet de l'Ain, qui estime que l'épisode a "montré une excellente réactivité des services, et une parfaite coordination entre l'exploitant, EDF, et les forces de gendarmerie".

EDF inquiète pour les militants de Greenpeace

"Greenpeace n'a rien démontré", martèle Alain Litaubon. "La sûreté des installations n'a à aucun moment été remise en cause", renchérit Dominique Minière, directeur du parc nucléaire d'EDF, qui dit avoir désormais un autre "souci" en tête : "les risques que prennent les gens de Greenpeace".

"Au dernier moment, après avoir jeté le fumigène, le paramoteur de la personne s'est mis un peu en vrille", raconte-t-il. "On a vraiment eu peur que cette personne s'écrase au sol", soutient-il, ajoutant : "Franchement, il faut qu'ils s'arrêtent, parce qu'un jour ou l'autre, ça se terminera mal. On aura un blessé grave ou un mort et c'est la dernière chose qu'on souhaite".