Nouvelles charges contre Krombach

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Nouvelles charges contre Krombach
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Trois femmes affirment avoir été droguées et violées par le médecin allemand dans les années 1990.

L'enquête française sur la mort en 1982 de Kalinka Bamberski a recueilli de nouveaux témoignages contre le cardiologue allemand Dieter Krombach, a indiqué dimanche André Bamberski, le père de la victime.

Trois femmes, dont les mères avaient vécu dans les années 1990 avec le cardiologue allemand, ont raconté avoir été droguées puis abusées sexuellement par le Dr Krombach quand elles étaient mineures, selon Le Parisien, citant un proche du dossier. "Ces témoignages ne font que confirmer la personnalité de pervers sexuel narcissique" du cardiologue, a estimé André Bamberski sur Europe 1.

"Un pas vers un procès de Krombach" :

André Bamberski a également relevé le témoignage d'un médecin urgentiste qui s'était rendu au domicile du Dr Krombach après le décès de Kalinka, 14 ans, et qui permet de "reconstituer l'emploi du temps des divers protagonistes". Ce médecin a dit avoir laissé la possibilité à Dieter Krombach d'appeler la police pour signaler le décès de sa belle-fille. Mais il ne l'a pas fait et c'est finalement l'entreprise de pompes funèbres qui a passé l'appel.

Deux anciennes collaboratrices du cardiologue allemand ont par ailleurs dit n'avoir jamais vu de dossier médical au nom de Kalinka. Or, "Krombach a toujours soutenu qu'il lui faisait des injections parce qu'elle manquait de fer", a souligné André Bamberski.

L'un des avocats du Dr Krombach, Me Yves Levano, a estimé qu'il n'y a dans ces éléments "rien qui ne soit pas connu des autorités allemandes depuis longtemps". Dieter Krombach, 75 ans, avait été mis hors de cause en Allemagne où l'enquête avait été classée en 1987. Il est en détention provisoire à Fresnes depuis octobre 2009, après avoir été enlevé à son domicile en Bavière. André Bamberski est poursuivi pour cet enlèvement.

Le Dr Krombach était recherché en vertu d'un arrêt de 1993 le renvoyant devant une cour d'assises française. La France l'avait condamné par contumace en 1995 à 15 ans de réclusion pour avoir "volontairement exercé des violences" sur Kalinka, "ayant entraîné la mort sans intention de la donner".