Nouvelle journée d'action le 23 novembre

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Nouvelle journée d'action le 23 novembre
FO a décidé de ne pas participer à la réunion de l'intersyndicale lundi au siège de la CGT.@ MAXPPP
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L’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites.

L'intersyndicale, boudée par Force ouvrière, a décidé lundi d'organiser une nouvelle journée d'action. Les sept organisations syndicales centrales - CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa - ont appelé à la mobilisation le 23 novembre prochain pour protester, une nouvelle fois, contre la réforme des retraites.

Pas une simple journée de défilés

48 heures après de nouvelles manifestations, moins suivies que précédemment - entre 375.000 personnes et 1,2 million, selon les sources -, les centrales syndicales ont donc planifié un neuvième rendez-vous d’actions "multiformes", selon le communiqué de l'intersyndicale. Les rendez-vous seront décidés en régions et dans chaque entreprise, qui pourront être des manifestations, mais aussi des rassemblements ou des arrêts de travail. Il s'agit de "rester visibles et mobilisés, mais avec des formes adaptées aux préoccupations des salariés", a déclaré Laurence Laigo de la CFDT.

La CFC-CGC et la CFTC n'ont pas signé l'appel, même si le communiqué précise que "les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l'unité".

Pour l'intersyndicale, le dossier des retraites restera "durablement une question d'actualité", avec le début de la négociation sur les retraites complémentaires dès le 25 novembre, la parution des décrets de la loi réformant les retraites et "les échéances politiques", selon Annick Coupé de Solidaires, qui fait allusion à l'élection présidentielle de 2012. Evoquant elle aussi ce calendrier, Nadine Prigent de la CGT a estimé que "le gouvernement ne peut pas se sentir durablement tranquille, avec une promulgation à la hussarde, sans dialogue social".

FO se désolidarise de l’intersyndicale

Force ouvrière (FO) a décidé de ne pas participer à cette réunion qui s'est tenue au siège parisien de la CGT. Le syndicat a estimé que "tout n'a pas été tenté pour obtenir satisfaction, notamment l'appel commun à 24 heures de grève". FO a justifié sa décision "par respect des salariés qui ont fait grève", expliquant que "Force ouvrière ne saurait s'engager ni dans une stratégie d'oubli ou de diversion, ni dans une stratégie d'épuisement". FO avait participé aux dernières réunions de l'intersyndicale, ne signant quasiment jamais ses communiqués tout en déclarant être partie prenante de "l'unité d'action" contre la réforme des retraites.

"Rien n'a été proposé par les autres", pour Pascal Pavageau, secrétaire confédéral FO :

La désolidarisation de FO n’est pas une surprise. Samedi, lors de la dernière journée de manifestations contre la réforme des retraites Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly, respectivement secrétaires généraux de la CGT et de FO, s’étaient lancés des piques, à distance. Et le leader de FO n’avait pas hésité déjà à dénoncer qu’il y avait déjà "des dissensions entre les organisations syndicales". Il avait regretté "un certain gâchis dans la conduite du mouvement" car selon lui, l'intersyndicale "n'a pas donné ensemble le coup de pouce nécessaire pour faire reculer le gouvernement".

Le Conseil constitutionnel doit se prononcer mardi ou mercredi sur la conformité de la réforme des retraites, ce qui ouvrirait en cas de feu vert la voie à une promulgation rapide par le président Nicolas Sarkozy.