Nouveaux éléments dans l’affaire de Tarnac

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Nouveaux éléments dans l’affaire de Tarnac
@ MAX PPP
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Deux tubes ont été découverts à l’endroit où se trouvait Julien Coupat le soir du sabotage.

L’affaire de Tarnac connaît un nouveau rebondissement. Deux tubes en PVC ont été repêchés fin 2010 dans la Marne, à Trilport, en Seine-et-Marne, non loin de l'endroit où une ligne TGV avait été sabotée en novembre 2008, rapporte le Nouvelobs.com.

Surtout, ces deux tubes entourés de ruban adhésif ont été retrouvés par les plongeurs de la Brigade fluviale, là où Julien Coupat et son amie Yildune Lévy, militants d’ultra-gauche du groupe de Tarnac, s'étaient arrêtés dans la nuit. Déjà interrogés sur leur pause à cet endroit, les deux individus étaient restés confus dans leurs réponses.

Filature policière

Mais cette découverte laisse penser aux enquêteurs que ces tubes en plastiques mis bout à bout auraient servi à Julien Coupat et à sa compagne pour placer un crochet en fer à béton sur les caténaires de la ligne TGV, sans être électrocuté. Une technique déjà mise au point par des saboteurs en Allemagne.

Si les policiers tiennent une piste matérielle, aucune trace d'ADN n’est exploitable. Mais selon le journal, les enquêteurs croient savoir que ces tubes ont été vendus dans le Bricorama de Chatillon, dans les Hauts-de-Seine, le jour même du sabotage. Aussi, Julien Coupat se trouvait dans les environs de ce magasin ce jour là, selon les policiers, qui le suivaient grâce à une balise GPS, placée sous sa voiture. Des éléments compromettants, même si, selon les informations recueillies par Europe1, cette filature policière ne figure pas dans le dossier du juge d'instruction.