Notre-Dame-des-Landes résiste

  • A
  • A
Notre-Dame-des-Landes résiste
De vifs affrontements ont eu lieu mardi matin lors d’une nouvelle opération d'évacuation sur le site du projet, à 30 kilomètres de Nantes.@ MaxPPP
Partagez sur :

Les forces de l’ordre ont lancé mardi une nouvelle opération d’évacuation sur le site de l’aéroport.

La tension ne faiblit pas à Notre-Dame-des-Landes entre opposants au projet d’aéroport et forces de l’ordre. De vifs affrontements ont eu lieu mardi matin lors d’une nouvelle opération d'évacuation sur le site du projet, à 30 kilomètres de Nantes.  Le journal Ouest-France fait état de trois gendarmes blessés lors de cette intervention.

>> A LIRE AUSSI : Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : un dossier à réaction

"Des opposants très déterminées"

En milieu de journée, les affrontements étaient toujours en cours et les forces de l'ordre avaient recours aux grenades explosives, aux grenades à poivre, ainsi qu'aux lacrymogènes et aux gomme-cognes, selon plusieurs témoins.

"Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end, suite aux nombreux appels relayés sur les sites Internet", précisé le communiqué de la préfecture. "La déconstruction des squats se poursuit sous la protection des forces de l'ordre", poursuit le texte.

"Décevant de voir où on en arrive"

Interrogé par le journal Ouest-France, Claude Tarin, une figure symbolique des anti-aéroports, a regretté la tournure prise par ces évacuations. "C’est assez décevant de voir où on en arrive", a-t-il déploré.

"Mais, nous avions bien laissé entendre que s’ils n’arrêtaient pas leur pression policière, ça ne ferait que renforcer ce qui se passe aujourd’hui", a poursuivi Claude Tarin. "On redemande au pouvoir une rencontre pour enfin discuter sur les possibilités de faire autre chose que ce projet", a-t-il conclu.

>> A LIRE AUSSI : Notre-Dame-des-Landes : des opposants délogés

Des tranchées et des barrages installés

Cette nouvelle vague d'évacuation, appuyée par un très important dispositif, intervient après celles du 9, puis des 15 et 16 octobre. Selon la préfecture, elle "est rendue nécessaire pour permettre les travaux préparatoires prévus début 2013", à savoir les défrichements, les  déplacements des premières espèces, les diagnostics archéologiques et les premiers travaux de desserte routière".

L'annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. En prévision de cette opération, les opposants, qui tentent de ralentir les opérations d'expulsion, avaient creusé ces derniers jours des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l'ordre, avec notamment des arbres coupés placés en travers des voies d'accès. Des feux, notamment de palettes, avaient également été allumés.