Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport le plus calme ?

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Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport le plus calme ?
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Un rapport de la DGAC montre que laisser l’aéroport de Nantes sur son site actuel provoquerait plus de nuisances sonores et bloquerait l’urbanisation de l’agglomération.

L’INFO - Voilà une nouvelle qui risque de provoquer la colère des "antis" dans le dossier de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Un rapport de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) rendue publique lundi montre que le maintien de l’aéroport actuel nuirait à la ville tant du fait de l'augmentation des nuisances sonores que de son impact sur son urbanisme.

L’étude avait été commandée par la commission du dialogue dans le but d’apaiser le débat avec les opposants au projet. Malgré de violents affrontements avec les forces de l’ordre, les "antis" campent toujours sur le terrain du nouvel aéroport.

Le trafic en hausse. Nantes est une ville dynamique qui voit son trafic aérien augmenter. "Le trafic passager à Nantes a augmenté de 5,2% par an entre 1986 et 2012, passant de 950.000 à 3,55 millions de passagers, "soit deux à trois fois plus vite que dans le reste de la France", explique le directeur du transport aérien à la DGAC, Paul Schwach.

Plus d’avions, plus de nuisances. Les avions sont bruyants et le survol des habitations provoque des nuisances aux résidents. L’actuel aéroport est situé dans une zone plus peuplée que Notre-Dames-des-Landes. Le rapport s’appuie sur des projections : en 2030 il y aurait 6 millions de passagers. Les différentes trajectoires retenues (couloirs aériens) pour faire face à cette croissance du trafic toucheraient de 69.500 à 90.700 personnes contre 51.900 actuellement. Selon la  DGAC, déplacer l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes toucherait 3.350 personnes.

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Plus de nuisances, moins de construction. Le bruit des avions est tel qu’il ne fait pas que déranger les habitants déjà présents : il empêche la construction de nouvelles résidences. Selon l'intensité du bruit causé par les avions, leur impact sonore croissant délimite plusieurs zones et, dans celles où le bruit est le plus fort, des restrictions d'urbanisation sont imposées par la loi. Or, les nouveaux couloirs aériens toucheraient le centre de l’agglomération et pourrait poser problème au projet de construction du futur CHU de la ville.

Un rapport en emporte un autre. Le 26 septembre, le Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Cédpa) avait présenté une contre-étude, qui montrait un impact du bruit sur le centre-ville de Nantes nettement inférieur à celui estimé par la DGAC. Selon cette dernière, les différences tiendraient dans les hypothèses prises en compte. Le Cédpa a réagi en parlant des "hypothèses biaisées" de la DGAC qui, selon elle, a "orienté ses conclusions, car, dans ce dossier, l'Etat est juge et partie".

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