Non, la violence n’explose pas dans le football amateur

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Non, la violence n’explose pas dans le football amateur
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Une étude relève que le nombre d’incidents recensés en 2012-2013 est inférieur à celui de la saison précédente.

L’INFO. C’est une étude qui devrait soulager un peu les responsables de la Fédération française de football, après les récents accès de violences qui ont éclaté dans les stades, amateurs ou professionnels.  Selon l’enquête de l’Observatoire national de la délinquance (ONRDP) rendue publique mardi, le nombre de matches de football amateur ponctués d'incidents durant la saison 2012-2013 en France a baissé par rapport à la même période de 2011-2012. Au total, sur le million de rencontres organisées par la FFF en 2012-2013, 11.482 ont donné lieu à des incidents contre 12.856 en 2011-2012, ce qui représente une baisse de 10,7% du nombre de matches à incidents.

Des agressions physiques et verbales. Au total, en 2012-2013, 49% des rencontres à incidents ont été marquées par une agression verbale , un chiffre stable par rapport à 2011-2012, et 46,1% par une agression physique contre 46,4% la saison précédente. Dans la majorité des cas, les joueurs sont victimes d'agressions physiques tandis que les arbitres le sont d'agressions verbales, selon l’étude de l’ONRDP.  

Violences sur un terrain de foot dans le Val-de-Marne, 930

© DR

98% des rencontres sans incident. "Les violences sont toujours regrettables, mais elles ne doivent pas occulter le fait que plus de 98% des rencontres de football amateur se déroulent sans incident", relève Lionel Boland, le patron du foot amateur au sein de la FFF, joint par Europe1.fr. Dimanche, une rencontre disputée à Montereau, en Seine-et-Marne, avait été le théâtre d’une rixe à l'issue de laquelle plusieurs joueurs ont été blessés et trois plaintes déposées. "C’est grave, mais il ne faut pas oublier que, ce même jour, 30.000 autre rencontres se sont jouées sans problème, grâce au travail des bénévoles", souligne Lionel Boland.

Un dispositif d’alerte. Pour prévenir les problèmes, la FFF utilise désormais un "observatoire des comportements", un logiciel alimenté au niveau des districts et de ligues de football qui recense tous les incidents signalés lors des rencontres amateurs. Ainsi, la FFF peut prévenir les matches à risques. Quand ceux-ci se présentent, elle prévient les autorités du potentiel de risque qui entoure la rencontre. Un dispositif efficace puisque, selon l’étude de l’ONRDP, peu de matches classés sensibles "ont été perturbés par un ou plusieurs incidents".

Et peu de plaintes au final. Ainsi, les statistiques démontrent qu’il n’y a pas d’explosion de la violence dans le football amateur. Pour preuve, moins de 1% des matches à incidents ont nécessité une intervention des forces de l'ordre et il y a eu en 2012-2013 une baisse de 23% d'arrêts de jeu en raison de ceux-ci par rapport à la période précédente. Au final, pour 1.000 matches "marqués par au moins un incident, cinq plaintes ont été déposées". Et Lionel Boland de conclure : "ces violences s’apparentent davantage à des problèmes de société qu’à des problèmes propres au football".

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