Nikola Karabatic maintient sa version
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Entendu par un juge d'instruction, le handballeur a réaffirmé qu'il n'avait jamais parié.

La convocation. Nikola Karabatic est arrivé mardi peu avant 14 heures au palais de justice de Montpellier pour être entendu par le juge d'instruction chargé de l'affaire des soupçons de match truqué. A la sortie de son audition d'une heure et demi, le joueur a affirmé avoir maintenu sa version selon laquelle il n'a pas parié dans l'affaire de soupçons de match truqué sur fond de paris sportifs.

Selon le double champion olympique, l'audition "s'est bien passée, dans un très bon climat". "Je n'ai jamais été inquiet, je suis content d'avoir pu répondre à ses questions, maintenant j'ai hâte qu'on arrive à une décision le plus vite possible", a-t-il ajouté, l'air serein. Un de ses deux avocats, Me Corbier, a réclamé un non-lieu pour son client dans cette affaire avançant que le match en question ne peut être truqué.

Sa ligne de défense. Le joueur de Montpellier, mis en examen, a répété "ce qu'il a toujours dit". "Il n'est pas question de maintenir (mes propos, ndlr) ou pas, (ce qu'il a dit, ndlr) c'est ce qu'il s'est passé", a affirmé Nicolas Karabatic à la sortie de son audition, accompagné d'un de ses avocats, Me Mickaël Corbier. A l'inverse de son frère par exemple qui a reconnu avoir joué, le joueur n'a en effet jamais changé de défense : il n'a pas parié, et c'est Géraldine, sa fiancée, qui a joué 1.500 euros.

La semaine dernière, Midi Libre révélait pourtant que l'application de pari de la Française des jeux avait été téléchargée sur le smartphone du handballeur la veille du match suspect puis effacée lorsque l'affaire a éclaté mais aussi que les cotes du match avait été consultées le matin de la rencontre. Aucun détail n'a été donné sur les explications de Nicolas Karabatic concernant ce point précis du dossier.

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Sa contre-attaque. Alors que la compagne de Nikola Karabatic, Géraldine Pillet, son frère Luka Karabatic et l'amie de celui-ci, Jeny Priez, ont été interrogés jeudi dernier, l'avocat du handballeur a dénoncé des atteintes au secret de l'instruction. Pourquoi "avant chaque audition, des informations qui sont couvertes par le secret de l'instruction sortent-elles très opportunément, de façon à nous mettre la pression ?", a ainsi demandé Me Jean-Robert Phung . "Qui veut la peau de Nikola, qui subit en outre un contrôle fiscal, et pourquoi ?", a ajouté l'avocat.

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Rendez-vous avec la ligue mercredi. Avec ce volet judiciaire qui semble s'effondrer, reste désormais l'aspect sportif et disciplinaire, propre à la Ligue Nationale de Handball. Il peut en ressortir quelques matchs de suspension et une belle amende mais en aucun cas une peine de prison. Le joueur sera entendu par l'institution mercredi.