Neknomination : une association porte plainte

  • A
  • A
Neknomination : une association porte plainte
@ Captures Youtube
Partagez sur :

L’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie souhaite ainsi enrayer cette nouvelle mode d’alcoolisation massive.

Les adeptes des neknominations n'ont qu'à bien se tenir. Le principe de ce jeu d'alcool est simple : boire un verre et appeler trois amis à faire pareil. Le tout devant être filmé et mis en ligne, généralement sur Facebook ou Youtube. Sauf que désormais, le partage de ces vidéos pourrait faire l'objet de condamnations. L'Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA) a en effet adressé lundi une plainte contre X au procureur de Paris. L'objectif de l'association est de faire cesser la diffusion de ces vidéos. Un huissier a même été chargé de réaliser un constat des sites relayant ces vidéos.

Deux ans de prison encourus. Toute personne publiant une vidéo de neknomination encourt des poursuites pour provocation directe d’un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques. Une infraction se référant à l’article 227-19 du Code pénal et punie de deux ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. Les adeptes des neknominations pourraient également être poursuivis pour "mise en danger de la vie d’autrui", selon les articles 121-3 du Code pénal et 223-1 du Code pénal.

Neknomination France

© Capture Facebook

Les réseaux sociaux propagent des "conduites addictives". L'association souligne par ailleurs la responsabilité des réseaux sociaux dans la propagation de cette nouvelle mode. Pour l'ANPAA, les réseaux sociaux constituent "un outil de prosélytisme et de diffusion de pratiques dans le champ des conduites addictives". "L'attractivité particulièrement marquée de ces réseaux sociaux pour les jeunes, les facteurs sociétaux et ceux propres à cet âge favorisant l'expérimentation des consommations et des pratiques à risques se conjuguent pour créer une situation particulièrement dangereuse qu'il est nécessaire de prévenir", conclut le communiqué.

sur le même sujet, sujet,

DÉCRYPTAGE - Sept questions sur les neknominations