Neige : un pic à 5.000 km de bouchons

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Neige : un pic à 5.000 km de bouchons
@ REUTERS
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Les intempéries ont provoqué le chaos mercredi soir en Ile-de-France, mesuré par les services GPS.

Paris, mercredi 8 décembre, 18h15. La région francilienne est sous la neige, qui perturbe la plupart des axes routiers. Le service de navigation par GPS Tom Tom relève alors les compteurs de ses appareils, dont sont équipés une partie des automobilistes coincés dans un trafic très perturbé. Bilan : l’entreprise a comptabilisé mercredi soir un pic à 4.971 kilomètres de bouchons dans la région.

A titre de comparaison, un vendredi après-midi, journée traditionnellement chargée en région parisienne, on comptabilise 1.000 km de bouchon : l’épisode neigeux a donc multiplié par cinq les embouteillages.

Le trafic a été le plus perturbé entre 17h45 et 18h45, période durant laquelle le retard cumulé a été estimé à 242 heures. L’autoroute A4 semble avoir été l’axe routier le plus touché.

4 heures pour un trajet de trente minutes habituellement

Dans l’Est parisien, il faut habituellement trente minutes pour parcourir les 50 km qui séparent Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, et Saint-Jean-Les-Deux-Jumeaux, en Seine-et-Marne. Jeudi en fin d’après-midi, plus de trois heures de routes étaient nécessaires pour réaliser le même trajet, selon les données recueillies par les navigateurs GPS.

Même constat au sud de la capitale, où pour rejoindre Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, depuis l’autoroute A 10 en passant par la N104, il fallait près de 4 heures. Dans des conditions normales, trente minutes suffisent pour faire ce trajet.

Croiser les informations pour une meilleure estimation

Les GPS embarqués communiquent régulièrement par satellite avec des bases de données qui mettent à jour les conditions de circulation. C’est grâce à ces connexions fréquentes que l’entreprise Tom Tom a pu comptabiliser les bouchons en région francilienne. Depuis deux ans et demi, ces informations sont recoupées avec les informations gouvernementales et les téléphones portables des conducteurs.

“Avec l’ensemble de ces informations qu’on fusionne, on est capable d’avoir une couverture bien meilleure et quasiment en temps réel de la situation“, détaille Arnaud Pézeron, responsable de la communication chez l’opérateur.