Nantes : cinq condamnations après la manif anti-aéroport

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Nantes : cinq condamnations après la manif anti-aéroport
@ Max PPP
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Cinq individus interpellés samedi à Nantes, lors de la manifestation anti-aéroport, étaient jugés en comparution immédiate lundi.

L'INFO. Ils ont été interpellés à Nantes samedi lors de la violente manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cinq jeunes hommes ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines allant de travaux d'intérêt général à de la prison ferme, mais sans mandat de dépôt. Tous étaient jugés en comparution immédiate, à l'issue de leur garde à vue, pour des "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique" : essentiellement des jets de projectiles contre les forces de l'ordre.

Quel est le profil de ces individus ?Pas de "Black blocs" lundi, sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Nantes. Les cinq individus jugés en comparution immédiate s'apparentaient en effet bien plus à du "menu fretin" qu'à des casseurs "professionnels". Agés de 22 à 36 ans, tous ont déjà été condamnés. Ils sont jardiniers-paysagistes, intérimaires en plomberie, carrossiers ou sans profession. Quatre d'entre eux ont reconnu le fait d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.

Comment expliquent-ils leur geste ? "C'était l'effet de groupe", avancent-ils à l'audience.  Aucun d'entre eux ne serait venu participer à la manifestation par conviction anti-aéroport, selon leurs déclarations. Ils voulaient "voir le bordel, les lacrymos, les flashballs", assurent-ils.  Ils ont finalement caillassés les policiers avec des canettes et des pierres. "En 27 ans de carrière, je n'ai jamais 'pris' autant", témoigne un gradé de la police à l'audience.  Un de ses collègues de la Bac, touché au casque par une pierre, a quant à lui du mal à s'exprimer.

Quelles sanctions ? Le procureur pour sa part regretté que les vrais casseurs ne soient pas jugés. Deux des prévenus, dont un déjà condamné à plusieurs reprises, ont écopé de cinq mois ferme sans mandat de dépôt, un troisième de cinq mois avec sursis et un quatrième à  100 heures de travaux d'intérêt général (TIG), un quatrième de cinq mois avec sursis, le quatrième de cinq mois ferme, sans mandat de dépôt. Quant au cinquième, il a été condamné à six mois ferme ainsi qu'à la révocation d'un sursis antérieur de six mois, toujours sans mandat de dépôt également.

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