Nancy : 27 Roms jugés pour des cambriolages

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Nancy : 27 Roms jugés pour des cambriolages
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Les vols ont été commis le plus souvent par des enfants parfois âgés d'à peine plus de dix ans.

L’INFO. Le procès de 27 Croates, issus de trois clans familiaux de la communauté rom, s'est ouvert lundi à Nancy, où leur sont reprochés une centaine de cambriolages commis en France, en Allemagne et en Belgique entre février et août 2011. Ils sont poursuivis devant tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs et vol ou complicité de vols, ceux-ci ayant été commis le plus souvent par des enfants parfois âgés d'à peine plus de dix ans. Certains prévenus, qui avaient monnayé la mise à disposition de ces mineurs, sont poursuivis au titre de la répression contre la traite des êtres humains. Ils encourent jusqu'à 10 ans de prison.

Un fonctionnement "issu du Moyen-Âge". Ce procès, qui doit durer quinze jours, débute en pleine polémique au sein du gouvernement sur la place et la volonté d'intégration des Roms d'Europe de l'Est installés en France. "Il faut éviter les amalgames et que nos clients soient jugés pour ce qu'ils font et non pour ce qu'ils sont", a estimé, Me Alain Behr, l'un des avocats des prévenus, interrogé avant l'ouverture de l'audience. L'avocat dit vouloir "expliquer", sans forcément "justifier", la situation de ces populations de voyageurs analphabètes et misérables, face à l'ouverture des frontières européennes. "On est confronté à un choc sociologique. On juge avec un arsenal juridique du XXIe siècle des comportements qui relèvent encore d'un fonctionnement communautaire issu du Moyen-Âge", dit-il.

Des maisons cossues en Croatie. Le montant du butin est difficile à établir. Lors de leur interpellation en Lorraine et en Alsace, qui avait mobilisé plus de 200 gendarmes, des véhicules de luxe, de l'argent liquide et quelques bijoux avaient été saisis. Lors de leurs investigations, les enquêteurs ont découvert en Croatie des maisons cossues appartenant à des membres de la famille. Une femme de 66 ans, considérée comme la Mater familias des trois clans et la tête du réseau a été interpellée début juillet en Croatie, après un mandat d'arrêt européen délivré à la faveur de l'entrée de l'ancienne république yougoslave dans l'UE. 

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