Mosquée de Poitiers : trois militants d'extrême droite mis en examen

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Mosquée de Poitiers : trois militants d'extrême droite mis en examen
@ Max PPP
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La justice a procédé à trois nouvelles mises en examen dans l'affaire de l'occupation du chantier de la Grande Mosquée de Poitiers.

L'affaire de l'occupation du chantier de la Grande Mosquée de Poitiers rebondit. La justice a procédé à trois nouvelles mises en examen de militants d'extrême droite dans l'affaire de l'occupation de la Grande Mosquée de Poitiers. L'édifice religieux avait été investi en octobre 2012 par des militants de Génération identitaire. Ces nouvelles mises en examen portent à sept le nombre de personnes poursuivies, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Les faits. Le 20 octobre 2012, plus de 70 militants de Génération identitaire avaient envahi le chantier de la future Grande Mosquée, déployant sur le bâtiment une banderole affichant le nom de leur mouvement et une autre évoquant "732", lorsque "Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers".

'"Un harcèlement judiciaire". Le président et le porte-parole de l'association Génération Identitaire, Arnaud Delrieux, et Damien Rieu, ont été mis en examen vendredi dans le cadre de ce dossier instruit à Poitiers, de même que l'association Génération Identitaire en tant que personne morale, indique-t-on de source judiciaire. Les chefs de mise en examen n'ont toutefois pas été communiqués.

Dans un communiqué annonçant leur mise en examen, Arnaud Delrieux et Damien Rieu ont dénoncé un "harcèlement judiciaire du pouvoir socialiste". Ils ont également précisé que, pour Damien Rieu, la mise en examen était "assortie d'un contrôle judiciaire strict lui interdisant de rencontrer" les autres personnes présentes sur le toit de la mosquée.

Quatre personnes déjà poursuivies. Jusqu'alors, quatre hommes étaient déjà mis en cause dans ce dossier : trois pour "organisation d'une manifestation publique n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par la loi", "provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" et "vol et dégradations de biens commis en réunion", portant sur des tapis de prière. La quatrième personne avait été mise en examen pour organisation de manifestation publique sans autorisation et complicité de provocation publique à la haine.

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