Mort de Lee Zeitouni : le chauffard remis en liberté

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Mort de Lee Zeitouni : le chauffard remis en liberté
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JUSTICE - Éric Robic avait été incarcéré jeudi dernier pour ne pas avoir payé sa caution. Il vient finalement de s'acquitter de ses dettes.

Plus de deux ans après les faits, Éric Robic, le conducteur du véhicule qui a mortellement fauché la jeune Israélienne Lee Zeitouni, à Tel Aviv, avant de fuir en France, a obtenu jeudi sa remise en liberté. Il avait été incarcéré jeudi dernier pour ne pas avoir payé sa caution. Il vient finalement de s'acquitter de ses dettes envers la justice. Cette affaire avait suscité une très vive émotion en Israël, où l'opinion publique réclamait l'extradition d'Eric Robic et de son passager, Claude Khayat. Mais la France n'extrade pas ses ressortissants hors de l'Union européenne.

Remis en liberté après s'être acquitté de ses dettes. Éric Robic a été mis en examen en septembre 2013 pour homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en péril. Son contrôle judiciaire prévoyait alors une interdiction de quitter la France et de conduire, ainsi qu'une caution de 200.000 euros. Il a été incarcéré jeudi dernier faute d'avoir payé les échéances prévues par cette caution. Mais depuis, il s'est acquitté de ses obligations, selon son avocate, Me Françoise Cotta. Sa levée d'écrou devait être effective jeudi en fin de journée, a-t-elle précisé.

Visé par d'autres affaires. D'ici là, il doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire d'escroquerie portant sur des commandes de crevettes et gambas surgelés, ainsi que des chaudières, pour un montant de plus de 35.000 euros, selon une source judiciaire.

Une affaire politisée. L'émotion après la mort de Lee Zeitouni avait été d'autant plus forte que les chauffards avaient pris la fuite à bord de leur 4X4 après l'accident, le 16 septembre 2011. En décembre 2011, Carla Bruni, l'épouse du président français de l'époque, Nicolas Sarkozy, avait écrit à la famille de la jeune Israélienne pour lui assurer que la France faisait le maximum pour que justice soit faite. Le président lui-même avait évoqué l'affaire lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), en février 2012.

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