Mort aux urgences de Cochin : "dramatique" mais "prévisible"

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Mort aux urgences de Cochin : "dramatique" mais "prévisible"
Docteur Gérald Kierzek@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 20 FEVRIER – Samedi 15 février une sexagénaire est morte d’un arrêt cardiaque en pleine salle d’attente des urgences.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>> Jeudi 20 février, vous avez été 63% à faire "Votre choix d’actu"  sur le drame survenu aux urgences de l’hôpital Cochin. Amenée aux urgences par les pompiers pour une plaie à la jambe, une patiente a été retrouvée morte sur sa chaise six heures après son arrivée. Le docteur Gérald Kierzek, urgentiste et auteur de 101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences aux éditions Robert Laffont, expliquait dans Europe midi – Votre journal comment un tel drame peut survenir. En apprenant la nouvelle par les équipes de l’hôpital Cochin, l’urgentiste dit "ne pas avoir été surpris plus que ça", bien que cela soit "dramatique". En effet depuis le 4 novembre 2013 et la fermeture des urgences de l’hôtel Dieu à Paris, les urgences sont "déversées" sur d’autres hôpitaux. Il affirme même que "cela fait des semaines qu’on dit que la situation est dramatique et que les urgences sont saturées".



Décès à Cochin : "dramatique" mais "prévisible"par Europe1fr

Les services d’urgences enregistrent, selon Gérald Kierzk, des pics de saturation "de plus de 200%". Partant de ce constat, l’urgentiste assure qu'on "redoutait un drame comme celui-là". Il remarque que "tous les jours, nous sommes sur le fil du rasoir, tous les jours on essaie de faire avec les moyens du bord".

"Plus on attend, plus on meurt". Des études scientifiques citées par le docteur ont prouvé que "l’attente tue". En effet, une heure aux urgences engendrerait 10% d’effets secondaires en plus.  Selon lui, "la situation se dramatise de jour en jour". Le docteur Kierzek affirme que la seule solution est une "décision politique" et souligne que les urgentistes ont déjà interpelé Marisol Touraine, Ministre de la santé, et le président de la République sur ce sujet.