Mordu par le chien d'une ministre ?

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Mordu par le chien d'une ministre ?
La ministre déléguée au Personnes agées, Michèle Delaunay, dément formellement que son chien ait mordu un policier.@ MAXPPP
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Un policier bordelais assure avoir été mordu par le chien de Michèle Delaunay, qui dément.

"L'agent 378 salue verbalement la personne et dans le même temps l'animal - un berger allemand - saute sur l'agent en le mordant au bras à deux reprises." C'est ce qu'auraient écrit deux agents de la police municipale de Bordeaux dans un rapport, selon le quotidien local Sud Ouest, précisant que "l'animal" n'était autre que le chien de la ministre en charge des personnes âgées, Michèle Delaunay. "La propriétaire de l'animal quitte alors les lieux. Jusqu'à ce qu'elle recroise les deux agents quelques minutes plus tard. Là, le chien saute sur le véhicule de la police municipale avant de prendre la poudre d'escampette", détaille le journal, citant le rapport. 

Mais la ministre n'est pas du tout d'accord avec cette version des faits, et l'a fait savoir à Sud Ouest. Selon elle, "le policier s'est dirigé vers moi, sur mon perron, avec mon chien en laisse, avec son téléphone à antenne au bout du bras et pointé vers nous". "Le chien a alors aboyé et sauté en direction de son bras. Alors qu'il me disait avoir été mordu, j'ai fait remarquer au policier municipal qu'il n'y avait nulle trace sur sa manche", a-t-elle poursuivi. Quand à la deuxième partie des évènements, la ministre soutient que le policier s'est lui même dirigé vers elle et son chien, dans une voiture, en compagnie d'un collègue, et a baissé la vitre. "Le chien, toujours en laisse, a alors mis ses pattes sur le bord de la porte. Le policier municipal m'a dit : 'Vous voyez bien qu'il est agressif.' J'ai alors lâché le chien qui est redescendu aussitôt. J'ai fait remarquer au policier : 'S'il était agressif, il aurait eu un tout autre comportement !'", se défend-elle. 

Pour Michèle Delaunay, c'est une mise en scène qui a des raisons politiques. "C'est un conseiller municipal de la majorité qui a averti le journal Sud Ouest", avance-t-elle d'ailleurs.