Michel Neyret dans le bureau du juge

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Michel Neyret dans le bureau du juge
Trop nerveux à l'issue de sa garde à vue, le commissaire Neyret n'avait livré aucune explication au juge. Il doit le faire mardi.@ Reuters
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L'ex-n°2 de la PJ lyonnaise va devoir s’expliquer sur ses relations avec le "milieu".

Le commissaire Michel Neyret a rendez-vous mardi avec la justice. Mis en examen le 3 octobre et écroué notamment pour corruption, l’ancien n°2 de la PJ lyonnaise était entendu mardi pour la première fois par le juge d'instruction parisien en charge de l'affaire.

L’ancien flic devra s’expliquer lors de cette première audition sur ses relations avec plusieurs figures du grand banditisme. Une rencontre que les avocats de Michel Neyret demandaient depuis plusieurs semaines pour dissiper le doute.

Des cadeaux et des "faveurs"

Michel Neyret est dans le viseur de la justice pour ses relations présumées avec plusieurs parrains de la pègre lyonnaise. Il est notamment soupçonné de leur avoir fourni des renseignements, des fiches de police par exemple. Or il aurait, dans le même temps, reçu de leur part cadeaux et "faveurs", qu’il a depuis qualifiés "d’imprudences". Michel Neyret est également soupçonné d’avoir reçu de l’argent versé sur un compte suisse.

A l'issue de ce rendez-vous, les avocats de Michel Neyret devraient formuler une nouvelle demande de mise en liberté de leur client écroué à la prison de la Santé à Paris. Les avocats de Michel Neyret justifient cette demande de mise en liberté par les résultats du commissaire. "Pour me permettre, moi policier, d’éradiquer le grand banditisme et la grande délinquance, je me devais, me dit Michel Neyret, d’être parfois à la lisière de ce que la norme m’autorisait", a confié sur Europe 1 son avocat, Me Gabriel Versini.

Des "résultats concrets pour la police" ?

"Cela générait effectivement des résultats concrets pour la police mais aussi, et surtout, pour la justice : grâce au commissaire Neyret, nombre de personnes ont été arrêtées, ont comparu devant les tribunaux et sont encore en train de purger des peines", a-t-il ajouté. 

Le comité de soutien de Michel Neyret, notamment composé de policiers et de magistrats ayant travaillé avec lui, a donc aussi demandé que soit appliqué "le principe de la présomption d'innocence" et que sa détention ne soit pas prolongée "plus que nécessaire".