Meurtres de l'Essonne : Courtois libéré

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Meurtres de l'Essonne : Courtois libéré
@ Maxppp
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Mis en examen en décembre pour le premier des quatre meurtres, il a été remis en liberté lundi soir.

Michel Courtois a finalement retrouvé la liberté. Après sept mois de détention, l'homme soupçonné d'avoir commis le premier des quatre meurtres dans l'Essonne avec la même arme, entre novembre 2011 et mars 2012, a été remis en liberté lundi soir. En première instance, sa demande avait été rejetée le 2 mai dernier.

Jusqu'au mois d'avril, il était le principal accusé du meurtre de Nathalie Davids, commis le 27 novembre 2011 dans le parking de son immeuble de Juvisy-sur-Orge. Le corps de cette laborantine avait été retrouvé criblé de sept balles d'un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans le parking de sa résidence d'un quartier calme de Juvisy-sur-Orge. Le tueur s'était enfui en moto.

Il s'était rendu à la police

Pour ce premier meurtre, Michel Courtois s'était alors rendu à la police et avait avoué lors de sa garde à vue. Mais mi-décembre, devant le juge d'instruction, il se rétracte. Selon son avocat, qui dénonce des "aveux extorqués", l'enregistrement vidéo des auditions montre des réponses "orientées et suggérées par les policiers", et non retranscrites dans le procès-verbal.

Depuis, un autre suspect, Yoni Palmier, 33 ans, a été interpellé le 14 avril et mis en examen pour les trois derniers meurtres de l'Essonne ainsi que pour celui de Nathalie Davids. Pour l'heure, aucun lien n'a été établi entre Yoni Palmier et Michel Courtois.

Trois autres victimes dans un rayon de 10 km

Le dossier se complique en effet singulièrement dans les quatre mois qui suivent ce premier assassinat. Alors que Michel Courtois est en détention à Fleury-Mérogis, l'arme utilisée le 27 novembre, va tuer trois autres victimes, dans un rayon de moins de dix kilomètres.

Le 22 février à Juvisy-sur-Orge, dans le même parking, un voisin de Nathalie Davids, Jean-Yves Bonnerue, s'écroule, mortellement atteint d'une seule balle cette fois. Ces deux premières victimes ont au moins un lien : elles vivaient au même endroit. Pour les deux suivantes, abattues le 17 mars et le 5 avril à Ris-Orangis et Grigny, dans le hall de leur immeuble, le mystère est entier. Rien ne semble relier Marcel Brunetto, 81 ans, et Nadjia Boudjemia-Lahcene, citoyens également "sans histoires", à Nathalie Davids et Jean-Yves Bonnerue.