Médicaments : de gros écarts de prix

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Médicaments : de gros écarts de prix
les prix des médicaments vendus sans ordonnance varient fortement d'une pharmacie à l'autre.@ MAXPPP
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Le prix des médicaments, sans ordonnance, peut passer du simple au double selon la pharmacie.

Il faut bien choisir sa pharmacie si on ne veut pas payer plus cher. Selon une étude réalisée par Familles rurales, les prix des médicaments vendus sans ordonnance varient fortement d'une pharmacie à l'autre et selon que le produit se trouve en accès libre ou derrière le comptoir.

Pour son étude, Familles rurales a relevé les prix de 13 produits fréquemment utilisés par les familles, en janvier et en juin, dans 72 pharmacies réparties dans 34 départements. L'association précise que dans certains cas, les enquêteurs n'ont pas eu accès aux prix.

Entre 3,50 et 6,95 euros

L'Observatoire a constaté "une relative stabilité" entre janvier et juin mais d'importants écarts pour un même produit. Ainsi, le prix d'une boîte de lait 1er âge Gallia s'est échelonné de 15,80 à 27,70 euros, le prix le plus fréquent étant 16,90 euros.

Autre exemple, le prix d’une boîte de pastilles Strepsils (citron sans sucre) a été relevé entre 3,50 et 6,95 euros. La boîte de comprimés Maalox pour les maux d'estomac coûte entre 2,66 et 6,20 euros avec un prix fréquent de 4,50 euros, selon les relevés effectués.

Plus cher au comptoir

L'étude montre aussi que "mis à part le sérum physiologique et le lait infantile, les autres médicaments sont rarement en libre accès". Ils se situent "derrière le comptoir" ou bien "ne sont pas visibles". Or, leur localisation a des effets sur les prix. Les médicaments vendus en accès libre sont "généralement" moins chers que ceux situés derrière le comptoir.

C'est le cas du bain de bouche Hextril (prix moyen 4,84 euros en libre accès, 5,06 derrière le comptoir) ou encore de l'Imodium (3,77 en accès libre 4,18 derrière le comptoir). A l'inverse, deux produits testés ont été moins chers derrière le comptoir. A l'issue de cette enquête, le Mouvement des Familles rurales réclame "plus de clarté" sur les prix et les modes de distribution et que "le consommateur soit systématiquement informé du prix avant l'achat".