Massacre d'Oradour : l'ex-SS nie sa participation

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Massacre d'Oradour : l'ex-SS nie sa participation
@ S.Place/Europe1
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L'Allemand de 88 ans inculpé mercredi a nié toute implication, tout en reconnaissant qu'il y était...

L'Allemand de 88 ans, inculpé mercredi par le parquet de Dortmund pour sa participation présumée au massacre d'Oradour-sur-Glane (France), pendant la Deuxième Guerre mondiale, a une nouvelle fois nié toute implication, dans le journal Bild de vendredi.

"J'y étais, mais"... "J'y étais (mais) je n'ai pas tiré un seul coup de feu", a déclaré Werner C., interrogé par le quotidien le plus lu d'Allemagne. Mercredi, l'homme avait été inculpé pour meurtre collectif sur 25 personnes et complicité de meurtre pour des centaines d'autres, lors du massacre d'Oradour-sur-Glane, la pire exaction commise en France par l'armée allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale, au cours de laquelle 642 personnes, dont plus de 450 femmes et enfants, ont été méthodiquement tuées.

Accusé d'avoir abattu 25 hommes dans une grange. Il est notamment accusé d'avoir abattu à la mitrailleuse avec un autre membre de l'unité SS à laquelle il appartenait, 25 hommes rassemblés dans une grange. Les survivants avaient été achevés d'une balle de pistolet ou étaient morts dans l'incendie de la grange à laquelle des soldats avaient mis le feu. "Je suis innocent. Je n'étais pas dans la grange. Je montais la garde près des véhicules", a encore déclaré Werne C.

Il aurait même "sauvé la vie à deux femmes". Il affirme au tabloïd : "j'ai même sauvé la vie à deux femmes. Pendant qu'on rassemblait les habitants du village sur la place du marché, ces femmes sont sorties de la forêt. Je leur ai dit de retourner dans les bois. Ce qu'elles ont d'ailleurs fait", a-t-il raconté. Werner C. a toujours reconnu devant les enquêteurs avoir été membre des SS qui ont commis ces atrocités et voir été ce jour là sur place, mais il a aussi toujours assuré ne pas y avoir pris part.

Ses démentis laissent de marbre son principal accusateur, Andreas Brendel, le procureur général de l'Office central d'enquête sur les crimes nazis. "Nous avons d'autres informations", a-t-il sobrement commenté dans Bild.