Marseille : le policier mis en examen

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Marseille : le policier mis en examen
Une information judiciaire a été ouverte vendredi après la mort d’un jeune homme tué par balle.
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Il est soupçonné d'avoir tué un jeune homme avec son arme de service.

L’INFO. Le policier, soupçonné d'avoir tué un jeune homme avec son arme de service au cours d'une rixe, a été mis en examen pour meurtre et écroué. Le gardien de la paix de 39 ans, qui n'était pas de service et présentait un taux d'alcoolémie positif au moment des faits, a été incarcéré à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier.

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Pas de légitime défense. "Nous considérons que le tir a été fait de telle manière qu'il pouvait être mortel", a précisé Jacques Dallest, le procureur de Marseille, pour expliquer la retenue du chef d'homicide volontaire. "Il n'y a manifestement pas de légitime défense, qui suppose une proportionnalité entre l'agression et la riposte", a-t-il ajouté. Or "aucun des agresseurs n'était porteur d'une arme à feu ou d'un couteau". Le policier a fait état de son côté d’un coup de feu accidentel.  "Moi j'ai un peu de mal à y croire", a souligné le procureur, en privilégiant la thèse d’un "usage volontaire de l’arme".

Enquête sur un ami de la victime. Lors de la rixe, le jeune de 19 ans a été touché à la fesse gauche. La balle a atteint  l'intestin, l'estomac et le foie. La victime est morte à l'hôpital où l'avait transportée un ami vers 6 heures du matin jeudi.  Le parquet a également ouvert une instruction à l'encontre de cet ami de 29 ans qui avait pris part à la rixe, pour violence en réunion, dégradation de bien appartenant à autrui et conduite sans permis. Il a été mis en examen pou ces faits et écroué. 

 

 

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© MaxPPP

Deux versions des faits. En garde à vue, les deux hommes ont donné aux enquêteurs des versions différentes des faits. Ils s'accordent cependant sur les premières minutes du drame. Le policier, qui se trouvait dans la supérette, a fait une remarque au jeune de 19 ans qui fumait du cannabis. Une altercation s'en est suivie, au cours de laquelle il a été pris à parti et frappé au visage devant le magasin, et une balayette l'a fait tomber au sol. Sous les coups, le fonctionnaire a alors sorti son arme de service. 

C'est à partir de là que les versions divergent : selon le gardien de la paix, il aurait crié pour faire état de sa qualité de policier, puis une balle serait accidentellement partie de son arme. Selon l'homme de 29 ans, le policier n'a jamais fait état de son statut et s'est mis en position avant de tirer sur son ami, à une distance de 7 à 8 mètres. Les témoignages de la dizaine de personnes présentes sur les lieux, "confus" selon le procureur, n'ont pas encore permis de démêler les faits.

"Un acte inqualifiable". Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a téléphoné vendredi à la mère du jeune homme. Il lui a promis que "personne ne sera protégé" et que la "vérité sera faite sur cet acte inqualifiable", selon son entourage.  "Il lui a dit que toute la vérité et toutes les lumières devront être faites sur cet acte inqualifiable et que personne ne sera protégé".