Marseille : le "fini-parti" des éboueurs, c'est fini

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Marseille : le "fini-parti" des éboueurs, c'est fini
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A LA CARTE - Les éboueurs pouvaient débaucher dès qu’ils estimaient avoir terminé leur travail. La justice vient de juger ce fonctionnement comme illégal.

La fin d'une époque à Marseille. La cour administrative d'appel de la ville a estimé vendredi illégal un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille qui instituait une pratique surnommée le "fini-parti". En clair, les éboueurs de la ville étaient autorisés à débaucher lorsqu'ils jugeaient leur travail terminé.

Une pratique qui peut nuire à la qualité du service. Selon son verdict de vendredi, la Cour a notamment considéré "que la pratique du ‘fini-parti’ est susceptible d'avoir une influence sur la qualité du service rendu (...) et "fait droit à la demande du requérant". Ce dernier, avocat et usager marseillais, Benoît Candon, défenseur d'associations citoyennes, avait vu son recours contre cette pratique rejeté en janvier 2012 par le tribunal administratif et avait fait appel. La communauté a six mois pour abroger ce point du règlement intérieur.

Un enjeu de politique locale. Commentant cette décision, le maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin a déclaré qu'il n'avait "jamais été contre le ‘fini-parti’ à condition que le travail soit bien fait et bien fini". "Je n'ai jamais dit que je supprimerai le ‘fini-parti’, d'autres l'avaient dit il y a 6 ans. La justice tranche, par conséquent nous devons nous soumettre à la justice", a ajouté l'élu. Selon lui, "ce qui doit être fait à Marseille, c'est toujours plus d'efforts. Il faut mieux nettoyer, et moins salir. Et un peu plus de discipline. Quant aux chauffeurs de bennes qui lorsque je les croise (..) se croient sur le circuit Paul Ricard, il faut qu'ils se calment." De son côté, Patrick Mennucci, candidat socialiste malheureux à la mairie de Marseille, s'est félicité de cette décision estimant que "sa proposition lors de la campagne des municipales d'en finir avec le ‘fini-parti’ était justifiée". Cette décision "montre combien Jean-Claude Gaudin a préféré fermer les yeux sur ces pratiques", a encore ajouté Patrick Mennucci.

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