Marie-Ange Laroche : "débuter mon deuil"

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Marie-Ange Laroche : "débuter mon deuil"
@ MAXPPP
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EXCLU - Elle se dit soulagée après que l'ADN de son mari n'a pas été retrouvé sur les scellés.

Bernard Laroche a été scientifiquement mis hors de cause dans l’affaire du petit Gregory. "Son profil ADN n'a en effet pas été retrouvé sur les scellés", a précisé le procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney, mercredi.

Une nouvelle vécue comme "un soulagement" pour Marie-Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche. "Aujourd’hui, je me sens délivrée. Je vais seulement pouvoir commencer à faire le deuil de Bernard" a-t-elle expliqué. "Ce n’est pas une nouvelle vie qui commence car cette affaire a brisé ma vie mais au moins, je ressens du soulagement", a-t-elle confié jeudi en exclusivité à Europe 1.

"Un soulagement"

"Cela confirme ce que je dis depuis 25 ans, à savoir que Bernard est innocent". "Il fallait que cela se fasse pour qu’il n’y ait plus de doutes sur Bernard" a-t-elle ajouté. Un temps soupçonné, Bernard Laroche, le cousin germain de Jean-Marie Villemin, avait été inculpé d'assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985 avant d'être abattu par celui-ci un mois plus tard.

"Aujourd’hui, c’est difficile pour mon fils aîné, Sébastien. Il a vu son père mourir et pour lui, c’est comme si son père avait été assassiné pour rien", a confié Marie-Ange Laroche, visiblement très émue. La veuve de Bernard Laroche a aussi indiqué n'avoir "aucun contact" avec les Villemin. "Il faut qu’ils pensent aussi que nous, ils nous ont détruit", a-t-elle indiqué.

"Savoir un jour"

La veuve de Bernard Laroche a en revanche regretté qu’aucun profil ADN n’ait été confondu. "On aimerait bien savoir un jour, enfin, qui a pu commettre ce crime", a-t-elle indiqué. Le parquet de Dijon a confirmé jeudi que les prélèvements effectués sur des courriers et les cordelettes qui entouraient le corps de l'enfant ne correspondaient à aucun profil génétique parmi 150 protagonistes directs ou indirects de l'affaire.

En octobre 2009, le parquet général de Dijon avait annoncé que des traces d'ADN avaient été découvertes sur les cordelettes qui avaient servi à entraver Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé noyé, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984, un crime qui n'a jamais été élucidé.