Manifestation à l'ambassade : 3 mois ferme

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Manifestation à l'ambassade : 3 mois ferme
@ REUTERS
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Ce cheminot de 24 ans a été condamné pour participation à un attroupement armé et port d'arme.

Un cheminot de 24 ans a été condamné samedi à cinq mois de prison, dont deux avec sursis. Il a été reconnu coupable de "participation à un attroupement armé" et "port d'arme" lors de la manifestation samedi 15 septembre à proximité de l'ambassade américaine à Paris. Le prévenu, jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris, n'a en revanche pas été placé en détention à l'issue de l'audience contrairement à ce qu'avait demandé le procureur.

Cette peine peut fait l'objet d'un aménagement. Il reviendra à un juge d'application des peines (JAP) de Bobigny d'en décider. De son côté, la représentante du ministère public avait requis une peine de six mois de prison, dont trois avec sursis.

Une matraque télescopique

L'ambassade américaine à Paris.

© Capture Google

Dans son réquisitoire, le procureur Ariane Amson a jugé "troublant" que le jeune cheminot à la SNCF, qui n'était jamais allé auparavant à une manifestation comparable, ait pris avec lui une matraque télescopique. Celle-ci avait été retrouvée dans un buisson du jardin des Tuileries, après le signalement d'un touriste venu de province pour aller aux journées du Patrimoine.

Le prévenu a quant à lui expliqué qu'il avait pris cette matraque "par prévention" car il craignait que des extrémistes juifs se rendent à cette manifestation pour y perpétrer des violences. Il a par ailleurs expliqué qu'il était opposé aux manifestations, car elles ne correspondent pas aux préconisations des "savants", qui recommandent plutôt une "fatwa". Son avocate, Me Raja Izem, a souligné qu'il n'était pas prouvé qu'il portait sur lui cette matraque au moment de la manifestation illégale.

150 personnes interpellées

A la suite de cette manifestation en réaction à un film islamophobe, qui n'avait pas fait l'objet d'une demande en préfecture, le parquet de Paris avait ouvert une enquête visant à en identifier les organisateurs.

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Environ 150 personnes avaient été interpellées pour vérification d'identité et une seule, un mineur de 16 ans, placée en garde à vue avant d'être relâchée le lendemain. Le prévenu fait partie des personnes dont l'identité avait été contrôlée.

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Les jours précédents, des appels à manifester devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris contre le film islamophobe qui a embrasé le monde musulman, faisant des dizaines de morts, s'étaient propagés sur internet et les réseaux sociaux.