Manif pro-palestinienne : quatre mois ferme pour rébellion

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Manif pro-palestinienne : quatre mois ferme pour rébellion
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JUSTICE - Un homme de 23 ans a été condamné mardi soir pour "rébellion" lors d'un contrôle de police qui a dégénéré.

Les condamnations ne se sont pas faites attendre. Un homme de 23 ans a été condamné mardi soir à quatre mois de prison ferme pour "rébellion". Un mandat de dépôt a été délivré à son encontre, l'homme a donc passé la nuit en prison. Dimanche, à la suite de la manifestation pro-palestinienne à Paris, le prévenu s'était opposé au contrôle d'identité de son frère. Quatre autres personnes seront jugées ultérieurement en correctionnelle pour "violences sur les forces de l'ordre" ou "rébellion", après les échauffourées ayant eu lieu en marge de ce défilé.

Des heurts en marge de la manif. De premiers heurts ont eu lieu à la fin de la manifestation, place de la Bastille. Les CRS ont dû aussi intervenir pour mettre fin à un début d'échauffourée devant la synagogue de la Roquette, dans le XIe arrondissement de Paris. Ce jour là, le Grand rabbin de Paris tenait une conférence et des membres de la Ligue de défense juive (LDJ), se trouvait devant le bâtiment pour assurer la sécurité.

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Il s'oppose à son interpellation. L'homme qui a été condamné mardi soir était jugé en comparution immédiate à l'issue de sa garde à vue pour des faits qui se sont produits après 20 heures, dans le XVIIIe arrondissement, alors qu'il rentrait de la manifestation avec son frère et un ami. Ce manutentionnaire de 23 ans, né à Tarbes, était accusé d'une part d'avoir donné un coup de poing à un policier - qui n'a pas été blessé - alors que cet agent et ses collègues voulaient contrôler l'identité de son frère qui portait un keffieh. Il lui est également reproché d'avoir résisté à son interpellation.

"Des policiers qui voulaient se faire un Arabe". "Les policiers sont sortis de leur voiture en 'mode sauvage'", a-t-il dit, niant devant le tribunal avoir porté un coup. "Ils sont descendus parce qu'on portait le foulard et le drapeau palestinien, ils sont descendus pour nous casser la bouche", a-t-il ajouté, disant s'être interposé pour protéger son frère. "Si j'avais voulu me battre contre des policiers, je l'aurais fait à Bastille", a-t-il poursuivi, les yeux rivés au sol.

Son avocat, Me Nicolas Putman a plaidé la relaxe en dénonçant une "bavure et un racisme latent" de la police : "on ne peut pas exclure qu'il soit tombé sur des policiers qui voulaient se faire un Arabe", a-t-il avancé.

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Finalement condamné pour "rébellion". Estimant que le prévenu, déjà condamné par le passé pour d'autres faits, n'avait pas à intervenir pendant le contrôle d'identité de son frère, le procureur a requis une peine de cinq mois d'emprisonnement. En début de soirée, la présidente l'a relaxé des faits de violences, mais l'a condamné pour "rébellion" à quatre mois de prison ferme, ordonnant un mandat de dépôt.