Malgré les manifestations, on continue

  • A
  • A
Malgré les manifestations, on continue
@ REUTERS
Partagez sur :

Le gouvernement se dit déterminé, après les défilés contre la politique sécuritaire.

Les manifestations contre la politique sécuritaire ne semblent pas avoir fait mouche. Les ministres de l'Intérieur et de l'Immigration, Brice Hortefeux et Eric Besson, se sont déclarés samedi déterminés à poursuivre leur action, malgré les défilés qui se sont déroulés toute la journée.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue à l'appel d'une centaine d'organisations soutenues par les syndicats et l'opposition de gauche. Selon la Ligue des droits de l'homme, ils étaient 100.000 à défiler dans 140 cortèges.

Le ministère de l'Intérieur fait état de 77.300 manifestants. Elles n'étaient "au total, sur l'ensemble du territoire, que quelques dizaines de milliers", estime le ministre avant d’ajouter : "C'est, sans aucun doute, une déception pour leurs organisateurs".

"Je poursuivrai mon action"

A ses yeux, "une telle manifestation hétéroclite, où se sont retrouvés une mosaïque de partis traditionnels mais aussi des groupuscules gauchistes et anarchistes, ne fait pas une politique". "Sous prétexte de vouloir défendre les droits de l'homme, elle ne fait, en réalité, qu'accepter le laxisme, démontrer l'angélisme et refuser tout réalisme", assure-t-il.

C’est pourquoi, "sous l'autorité du président de la République, je poursuivrai mon action déterminée pour faire reculer toutes les formes de délinquance, défendre les droits des victimes et ce, sans jamais stigmatiser quelque communauté que ce soit", a affirmé le ministre de l'Intérieur.

Même ton pour Eric Besson. Après les défilés, il a dit "regretter que de nombreuses voix qui s'élèvent assènent chiffres faux et contrevérités. Est-ce de l'ignorance ou de la mauvaise foi ?", déclare-t-il dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche. "Cela ne m'empêchera pas de continuer à agir et à tenter de faire de la pédagogie. La générosité française a un coût, celui de l'argent de citoyens contribuables qui méritent mieux que ces caricatures", ajoute le ministre de l'Immigration.