Luc Chatel durcit le ton

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Luc Chatel durcit le ton
@ REUTERS
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Le ministre de l’Education veut instaurer une sanction pour toute violence, même verbale.

A chaque dérapage, même oral, sa sanction. Tel est le nouveau leitmotiv du ministre de l’Education, Luc Chatel, qui a tracé jeudi les grandes lignes de la refonte des sanctions à l'école. Dans un entretien au quotidien Le Figaro, ce dernier a tenu un discours de fermeté à l’adresse du monde éducatif, en écho au virage sécuritaire opéré cet été par le gouvernement.

"Toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline. L'idée est qu'il ne faut jamais laisser se perdre la riposte de l'institution", martère ainsi Luc Chatel.

Outre la sanction de tout dérapage oral, le ministre a également appelé de ses vœux un renforcement de la commission de vie scolaire, chargé d’étudier les dossiers les plus difficiles, voire de les orienter vers des établissements spécialisés.

Favoriser les sanctions "utiles"

"Parallèlement, nous voulons développer les sanctions alternatives, comme les mesures d'utilité collective. Le but est que les élèves prennent conscience de la gravité de leur acte et réparent", poursuit Luc Chatel.

Le ministre a notamment proposé le développement de sanctions s’inspirant des travaux d’intérêt généraux (TIG). "Cela peut prendre la forme d'une activité de solidarité ou de formation au sein d'une association, ou d'une réparation à l'intérieur de l'établissement", propose-t-il.

Eviter les sanctions contre-productives

En revanche, le ministre s’est déclaré opposé aux sanctions qui peuvent renforcer la rupture d’un élève avec le système éducatif. "Il faut que l'exclusion -de la classe ou de l'établissement- retrouve son caractère exceptionnel. Et nous supprimons les exclusions temporaires de l'établissement de plus de huit jours, qui participent au décrochage scolaire", se justifie-t-il

Ces dispositions vont s'inscrire dans le cadre de la refonte des sanctions que le ministre présentera le 23 septembre au Conseil supérieur de l'éducation (CSE). Ces propositions feront ensuite l'objet de deux décrets.