Levure de riz rouge : attention danger

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Levure de riz rouge : attention danger
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L'UFC-Que choisir alerte sur ces compléments alimentaires "inutiles" voire" dangereux".

"Au mieux inutiles, au pire dangereuses et dans tous les cas muettes sur les précautions d’emploi et les effets secondaires". Le diagnostic de l'UFC Que Choisir est sans appel : destinées à faire baisser le cholestérol, ces "pilules miracles" que sont les compléments alimentaires à base de levure de riz rouge sont en réalité inefficaces. Une mauvaise nouvelle pour les adeptes de ce produit, notamment recommandé par le Dr Dukan pour son célèbre régime.

80% des produits sont "bidons".  La molécule "monacoline K", responsable de la baisse du cholestérol, n'est présente qu'en quantité "infinitésimales" dans huit produits sur dix, selon l'étude de l'UFC-Que  Choisir. En moyenne, ces huit produits ne contiennent qu'"à peine le tiers de la dose minimale requise" (10 mg/j) pour avoir un véritable effet.

Une prescription nécessaire pour les autres. Quant aux deux autres produits qui contiennent des doses supérieures à 10 mg/j, "on entre alors dans l’univers des médicaments nécessitant une prescription", souligne l'association de consommateurs. Un suivi médical d'autant plus nécessaire que l'UFC Que Choisir indique avoir "détecté dans deux autres compléments la présence de toxines potentiellement dangereuses pour les reins".

Attention aux contre-indications. Classés, à tort selon l'UFC, parmi les compléments alimentaires au lieu des médicaments, les produits à base de levure de riz rouge restent muets sur les contre-indications, les effets indésirables et les interactions avec d'autres produits. " Ce mutisme est d’autant plus grave qu’il existe notamment des contre-indications pour les femmes enceintes, des interactions possibles avec d’autres anticholestérols et des effets indésirables possibles sur les muscles", alerte l'association de consommateurs.

Les autorités saisies. L'UFC-Que Choisir a saisi la Haute autorité de santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) sur le sujet. D'ici là, elle demande un retrait de toute référence au cholestérol pour les produits contenant moins de 10 mg de monacoline K et l'interdiction de la commercialisation des autres.