Les vendeurs n’ont pas la cote

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Les vendeurs n’ont pas la cote
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Les Français se disent exaspérés par l’attitude des vendeurs dans une étude Ifop.

Le comportement des commerçants est mis à mal. 65% des Français ont déjà renoncé à effectuer un achat à cause d’un vendeur. C’est ce que révèle une étude Ifop pour Elyon Services, dévoilée mercredi par Le Parisien. "Si l’achat ne se fait pas, c’est que le vendeur est jugé trop pressant, voire incompétent. De façon générale, il est perçu comme inutile, à tel point que l’on recourt peu à lui", assure Frédéric Micheau, le directeur des études à l’Ifop sur le site du quotidien.

Marre d’attendre !

L’inaccessibilité, c’est ce que reprochent les personnes interrogées aux vendeurs. Elles sont 30% à juger le temps d’attente trop long avant de pouvoir demander le conseil d’un vendeur. Un jugement d’autant plus rédhibitoire que pour 59 % des consommateurs attendre trop longtemps pour avoir un renseignement les incitent à renoncer à acheter. Par ailleurs, ils sont 55% à assurer qu’il leur est arrivé de ne pas acheter un produit dont ils avaient envie à cause d’un vendeur stressant ou incompétent.

Les acheteurs sont 34% à estimer que le vendeur oriente systématiquement vers les produits sur lesquels sa commission est la plus forte et 33% à penser qu’il pousse les clients vers les produits où le magasin fait le plus de marge. Par ailleurs, les Français sont 86 % à juger que les vendeurs n’ont pas assez d’information sur les produits.

Peu sollicités

Pour autant, seuls 24 % des Français estiment inutile de recourir à un vendeur. Ils croient ne pas pouvoir lui faire confiance en ce qui concerne les connaissances sur le produit. A tel point qu’ils ne sont que 14% des interrogés à ne pas hésiter à solliciter un vendeur. L’explication est simple pour Frédéric Micheau : "Avec internet, les consommateurs ont appris à faire leur propre expertise. (…) C’est surtout vrai avec les jeunes générations. (…) Chez les autres, plus on est âgé, plus on a besoin d’être accompagné".

Malgré tout, les Français sont 68% à croire que les vendeurs seront plus utiles à l’avenir qu’aujourd’hui. Reste à ce qu’ils deviennent plus accessibles.