Les scénarios possibles pour DSK

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Les scénarios possibles pour DSK
Dominique Strauss-Kahn doit être entendu cette semaine dans le cadre de l'enquête sur l'affaire du Carlton de Lille.@ Reuters
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Il doit être entendu cette semaine par les enquêteurs sur l’affaire du Carlton de Lille.

Dominique Strauss-Kahn pourrait être entendu dès cette semaine dans l’affaire du Carlton de Lille. Après la révélation la semaine dernière de SMS évoquant des soirées libertines dans plusieurs villes européennes, l’ancien patron du FMI avait exprimé son envie d’être auditionné au plus vite. Dans cette optique, plusieurs scénarios sont désormais possibles.

Tout d’abord, Dominique Strauss-Kahn pourrait être entendu comme témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de mis en examen et celui de simple témoin. Cette option permettrait à l’ancien ministre de dissiper ce qu’il appelle "des insinuations malveillantes".

DSK pourrait être placé en garde à vue

Mais, compte tenu des derniers développements de l’enquête, DSK risque plus sûrement un placement en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille pour un interrogatoire avec, à la clé, une éventuelle une mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux.

Les parties fines et les prostituées étaient en effet financées David Roquet, le gérant d’une filiale du groupe Eiffage, qui faisait passer les dépenses en note de frais. Pour avoir profité de ces pratiques frauduleuses, Dominique Strauss-Kahn pourrait être inquiété.

Complicité de proxénétisme ?

Certains avocats du dossier pensent également que le recours régulier à des prostituées peut s’apparenter à de la complicité de proxénétisme, surtout si DSK avait connaissance de l’existence d’un réseau.

Dans le Journal du Dimanche, des proches de DSK évoquaient une "maladie" de l'ancien patron du FMI et sa volonté de se faire soigner. Cela constitue peut-être l’esquisse d’une ligne de défense.

Le rôle de Fabrice Paszkowski en question

Reste que les enquêteurs se posent plusieurs autres questions. Notamment sur le rôle de Fabrice Paszkowski, organisateur pour DSK de soirées libertines. Les juges s’interrogent sur d’éventuelles contreparties que pouvaient espérer ce chef d’entreprise, qui avait semble-t-il de nombreux contacts au parti socialiste et dans l’entourage direct de l’ancien favori des sondages à gauche.