Les raffineries massivement en grève

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Les raffineries massivement en grève
@ MAXPPP
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Neuf raffineries sur 12 étaient en grève, mardi. Le risque de pénurie menace.

Une pénurie de carburant en perspective ? Des assemblées générales de grévistes auront lieu mercredi dans quasiment toutes les raffineries de métropole pour décider d'une éventuelle reconduction du mouvement de grève. Mardi, neuf des douze raffineries françaises étaient en grève. Dans le même temps, la grève des terminaux pétroliers du port de Marseille est entrée dans son 16e jour. Sans avancée majeure. Mardi, 56 pétroliers étaient bloqués à Fos-Lavera ou Marseille, dont 37 transportant du pétrole brut ou des produits raffinés.

Les personnels de la Compagnie industrielle et maritime (CIM), qui gère au Havre les terminaux pétroliers, sont également entrés en grève reconductible mardi, d'après la CGT. Ces terminaux alimentent les raffineries de la vallée de la Seine et livrent en kérosène les aéroports de Roissy et Orly.

Quels sont les risques ?

Jusqu’ici et en se basant sur la grève dans le port de Marseille, l’'Union française des industries pétrolière (Ufip) affirmait qu'il n'y aurait pas de rupture d'approvisionnement dans les stations-service en France pendant encore "une bonne semaine". Des prévisions qui ne prennent toutefois pas en compte le risque d’une grève de plusieurs jours dans les raffineries.

Selon les syndicats, la menace d'une pénurie est belle et bien réelle. "La pénurie de carburant est bien à l'ordre du jour dans un très proche avenir, contrairement au propos de l'Ufip et du gouvernement", affirme dans un communiqué la coordination des syndicats CGT du groupe Total.

La solution de secours

En cas de difficultés prolongées, la France pourrait s'approvisionner auprès des stocks pétroliers stratégiques à la demande du gouvernement et après accord de l'Agence internationale de l'Energie. Ces stocks représentent trois mois de consommation et sont composés à environ 60% de produits raffinés et 40% de brut. Ils ont, par exemple, été utilisés en 2005, après le passage de l'ouragan Katrina aux Etats-Unis.