Les préfectures, cibles des hackers

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Les préfectures, cibles des hackers
Les pirates informatiques ont forcé les services de l'Etat à fermer les sites Internet de neuf préfectures depuis juillet en attaquant une plate-forme d'hébergement.@ MAXPPP
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Encore fermés pour certains, les sites Internet de 9 préfectures ont été piratés fin juillet.

Les services de l'Etat sont-ils le nouveau terrain de jeux des hackers ? Depuis fin juillet, des pirates informatiques ont en effet conduit à fermer les sites Internet de neuf préfectures, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur. Des piratages opérés via une plate-forme d'hébergement extérieure au ministère.

Aucun élément d'importance piraté

Conséquence de ces cyber-attaques, les portails des préfectures de Charente, Côtes-d'Armor, Deux-Sèvres, Hauts-de-Seine, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Manche et Pas-de-Calais, ont dû être désactivés le 24 juillet, restant fermés pendant plusieurs semaines. Certains n'ont toujours pas rouvert, comme dans les Deux-Sèvres ou le Lot.

Dans les services de l'Etat, on s'emploie à minimiser les conséquences de ce piratage. "A aucun moment des données personnelles d'usagers ou d'agents de préfecture n'ont été volées", a ainsi assuré Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Plusieurs plaintes ont toutefois déjà été déposées par le ministère pour tenter de connaître les auteurs de ces piratages et leurs motivations.

Une gêne pour les usagers

En attendant, les préfectures s'organisent du mieux possible, certaines choisissant de décliner sur leur portail des messages du type "momentanément indisponible" ou "en cours de maintenance", tout en renvoyant à service-public.fr et en communiquant quelques adresses et numéros de téléphone utiles.

De son côté, la préfecture des Côtes-d'Armor a décidé de miser sur la transparence. "Victime d'un pirate informatique, le site Internet www.cotes-darmor.gouv.fr est hors-service depuis le 24 juillet 2011", peut-on lire sur sa page d'accueil. De son côté, la préfecture des Deux-Sèvres a décidé de donner aux internautes un aléatoire rendez-vous à la mi-septembre.

"La véritable gêne est pour les usagers privés d'informations pratiques", a reconnu mardi Pierre-Henry Brandet.