Les portables suspectés d'être cancérigènes

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Les portables suspectés d'être cancérigènes
@ MAX PPP
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C’est l'Organisation mondiale de la santé qui tire la sonnette d’alarme pour la première fois.

Les accrocs au portable courent un risque. L'agence de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mardi que l'usage des téléphones portables devait être considéré comme "peut-être cancérogène pour l'homme". Les téléphones mobiles se retrouvent désormais sur une liste de produits potentiellement cancérigènes au même niveau que les vapeurs d’essence ou certains solvants de pressing.

Des preuves "assez fortes"

"Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b" [un des cinq niveaux de la classification qui définit des produits "peut-être cancérogènes pour l'homme"], a estimé Jonathan Samet, président du groupe de travail, à l'issue d'une réunion qui a rassemblé pendant huit jours à Lyon une trentaine d'experts de 14 pays sous l'égide du Centre international de recherche sur le cancer.

L’OMS clarifie ainsi le débat car il y a déjà eu des centaines d’études sur les dangers du portables avec parfois des résultats contradictoires. Les 30 experts de l’OMS ont au moins le mérite d’être tombés d’accord.

Les experts ont analysé toutes les études déjà publiées sur le sujet. "Le groupe de travail a fondé cette classification (...) sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l'usage du téléphone sans fil", a précisé Jonathan Samet.

A partir de quand y a-t-il danger ?

Ce classement au niveau 2 b signifie qu'"il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer", a-t-il ajouté. Toute la difficulté est maintenant de dire à partir de quel niveau d’utilisation le téléphone portable devient dangereux. L’OMS ne le précise pas. Mais une étude, citée dans le document de l’OMS, indiquait qu’une augmentation de 40% du risque de gliome au bout de 10 ans d’utilisation de son portable plus d’une demi-heure par jour.