Les particuliers cibles de prêts toxiques

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Les particuliers cibles de prêts toxiques
Une centaine de particuliers disent avoir été victimes d’emprunts toxiques indexés sur le franc suisse.@ KEYSTONE/MAXPPP
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148 particuliers se disent victimes de prêts immobiliers "toxiques" indexés sur le franc suisse.

Il n’y a pas que les collectivités locales qui sont touchées par les prêts "toxiques" indexés sur le franc suisse, les particuliers aussi. Une centaine de particuliers disent avoir été victimes d’emprunts toxiques indexés sur le franc suisse. En six mois, l'Association française des usagers des banques (Afub) a comptabilisé 148 plaintes de particuliers qui s’estiment victimes de ces emprunts peu avantageux, rapporte Le Parisien dans son édition de mercredi. Les financements en question, ont été, selon cette même source, "principalement contractés auprès de la BNP Paribas et du Crédit agricole".

Problème majeur de ces emprunts ? Avec la hausse de la monnaie suisse, les emprunteurs doivent supporter un surcoût pouvant aller de 20% à 30% du prêt. Sachant qu’en moyenne les emprunts immobiliers s’échelonnent entre 200.000 euros et 300.000 euros, la marge de surcoût peut s’avérer très lourde. Et, c’est justement ce surcoût que les souscripteurs ont du mal à digérer.

Double discours ?

Pour le moment l’Afub a reçu une centaine de plaintes, mais selon l’association, 15.000 personnes au moins seraient concernées par ces emprunts toxiques. Un tiers des plaignants auraient souscrit un prêt en vue d'acheter une résidence principale."On a souvent raconté aux emprunteurs des choses qui ne correspondaient pas à la réalité", a souligné Serge Maître, le délégué général de l'Afub au quotidien.

La BNP Paribas, qui souligne avoir stoppé net la commercialisation des prêts en décembre 2009, se défend d'avoir accordé des prêts "exclusivement proposés par des intermédiaires de banque à des investisseurs immobiliers, donc des personnes averties (...) Nous avons étudié les dossiers au cas par cas". De son côté le Crédit agricole a affirmé "ne pas avoir conscience des clients qui se sont plaints", et propose à l’instar de la BNP, une revue des dossiers au cas par cas.