Les nappes phréatiques toujours trop basses

  • A
  • A
Les nappes phréatiques toujours trop basses
Les nappes du Bassin parisien, du Sud-Ouest, de Franche-Comté et de Rhône-Alpes affichent toujours des niveaux très inférieurs à la normale.@ MAXPPP
Partagez sur :

Malgré une amélioration, les deux tiers d'entre elles affichent un niveau inférieur à la normale.

Les pluies de juillet n'y ont rien fait. Les nappes phréatiques françaises continuent de subir les effets du printemps le plus sec depuis 50 ans : au 1er août, 67% d'entre elles avaient toujours un "niveau inférieur à la normale", selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui a publié son bulletin de situation mercredi. Quatre zones sont toujours dans le rouge, avec des niveaux "très inférieurs à la normale".

Dans le Bassin parisien, le Sud-Ouest, la Franche-Comté et Rhône-Alpes, les pluies de juillet, arrivées trop tard, n'ont en effet pas suffi à recharger les réserves : pour le BRGM, cette situation est en fait "le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique".

L'Alsace et le Sud-Est mieux lotis

La pluie a cependant permis d'améliorer une situation catastrophique, puisqu'au 1er juin, près de 80% des réservoirs d'eau affichaient un niveau inférieur à la normale. La situation s'améliore globalement : dans 17% des cas, les niveaux d'eau étaient en hausse, ou, également dans 17% des cas, ils étaient stables.

Le BRGM note même des niveaux supérieurs aux normales saisonnières en Alsace, dans le Languedoc-Roussillon et le secteur de Valence, dans la Drôme. La raison : les précipitations de juillet, qui, sur l'ensemble du territoire, ont dépassé les normales saisonnières de plus de 50%. Le BRGM souligne également le rôle des "mesures de limitation des prélèvements prises depuis le printemps". Car malgré une "nette amélioration sur le front de la sécheresse", 66 départements étaient toujours placés jeudi sous arrêté préfectoral de limitation de l'usage de l'eau.